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SOUVENIR DE LA BELLE HISTOIRE DE MA VIE

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VOYAGE EN CORSE (SUITE) N° 4

La pche

Malgr ses centaines d'espces de poissons et de crustacs et ses 1 000 kilomtres de ctes, la pche n'est pas l'activit traditionnelle de la Corse. Pourtant, depuis quelques annes, elle tend devenir non seulement une valeur conomique, mais galement un argument touristique.

 Des eaux pures et limpides
Des baies, des criques et de longues tendues de sable : le littoral corse apparat comme le paradis rv des pcheurs. Dans ses eaux limpides se cache une faune d'une grande richesse et voluent, faible profondeur, de multiples espces de poissons de roche - loups, mulets, sars, oblades - ou de poissons de sable - daurades, barbets -, sans compter les nombreux crustacs qui trouvent abri dans les ctes plus rocheuses. Du cap Corse la Balagne, les eaux de la Corse sont riches de cette faune aquatique qui peut tre pche du rivage ou du bateau.

 La pche en mer
Cette activit qui fut longtemps artisanale ne dispose pas de grandes infrastructures. La plupart des navires concentrs sur la cte est, n'ont qu'un faible tonnage et pratiquent en majorit une pche ctire, qui assure une production de quelques 1 500 tonne de poissons majoritairement destines aux marchs locaux ou directement vendues aux restaurants. Soumise la concurrence des importations et handicape par le prix du gazoil, suprieur celui du continent, et par l'insuffisance des quipements de stockage et de chane du froid, l'industrie de la pche reste encore marginale en Corse.

 De nouveaux dbouchs
L'absence de pollution et la prsence de nombreux tangs sur la cte orientale ont permis le dveloppement, depuis quelques annes, de l'aquaculture. Cette filire compte aujourd'hui 11 units de production consacres l'levage de loups, de daurades et d'anguilles, et permet des exportations rgulires vers l'Italie, ce qui en fait la premire activit exportatrice de l'le dans le domaine des productions agricoles derrire la viticulture. Pratique dans les tangs de Diane et d'urbino, sur la cte orientale, entre Bastia et Porto-Vecchio, la conchykiculture reprsente un autre dbouch pour l'le. Les hutres sont creuses, proches des portugaises, et d'excellente qualit.

L'agropastoralisme

La Corse traditionnelle est de bergers, c'est l'un des lments fondateurs de sa culture et de son conomie. Une tradition qui plonge ses racines aux temps anciens de la prhistoire o les ressources essentielles taient la cueillette et l'levage. Pour les auteurs latins, le peuple de Corse se dfinissait comme "un mangeur de viande, buveur de lait, exportateur de miel, de viandes sches et de peaux".

 

 Une conomie d'adaptation

 

 


Un sol pauvre, des terrains pentus ravins par les pluies et une terre qui s'puisait rapidement, tous ces lments ont pouss l'homme s'adapter son milieu, vivre en communion avec son environnement. Ces conditions difficiles ont donc influenc durablement l'esprit de la Corse. Contrainte vivre dans un environnement hostile, la socit rurale a longtemps t base sur la proprit collective des terres. Seuls les jardins et les champs plants de fruitiers, proches des villages et abrits derrire des murets de pierre, faisaient l'objet d'une appropriation prive. Loin d'tre un systme dmocratique galitaire, cette pratique tait avant tout guide par la ncessit d'investir de grandes tendues de terres pour tenter d'y raliser des cultures. Cet tat de fait, qui sera remis en cause au cours du XIXme sicle, avec l'application de la loi franaise sur la proprit des sols, sera l'origine d'un grand nombre de conflits.

 L'organisation sociale

L'organisation de la vie agropastorale et du monde rural a renforc le particularisme de la valle. La communaut qui, au-dessus des villages ou de lieux d'habitat plus dissmins, fdre la population est la pieve. Vaste paroisse tirant sans doute ses origines des premiers quadrillages de la chrtient, celle-ci reproduit la carte des solidarits gographiques dj acquises. La pieve est une unit religieuse, un lieu de rencontre, d'expression puis de prsentation et de pouvoir, autant qu'une unit juridique et conomique : elle possde des terres collectives, exerce des droits fonciers.

 L'espace du berger

A ct d'une agriculture limite l'autosuffisance, l'agropastoralisme fut pendant des sicles les systme conomique premier, vritable pivot de cette socit rurale qui a laiss une empreinte durable dans la Corse d'aujourd'hui. Contraint d'utiliser de grandes tendues de parcours pour alimenter le btail et recueillir la fumure, le berger, plus qu'aucun autre, s'est adapt son milieu, le forgeant ses besoins. Le recours au brlis en est un exemple, les terres devenant ainsi provisoirement fertiles avant d'tre de nouveau appauvries par les cultures. Alors que la constitution de proprits prives s'est peu concrtise, le berger s'est vu de plus en plus contraint de ngocier le droit de pture de son troupeau. Pour lui l'essentiel est de trouver de la nourriture pour ses animaux qui s'attaquent aux lisires forestires, au maquis, consommant feuillage et jeunes pousses. Ainsi le feu est-il parfois une solution pour s'assurer de la pousse dans le maquis de l'herbe et de jeunes plants.

 Un homme libre

La vie du berger s'inscrit dans un systme conomique prcis, avec ses rgles, ses circuits, ses traditions et ses changes. Dans la Corse cloisonne aux multiples socits, le berger joue un rle social important, et l'agropastoralisme est l'un des pivots de la vie rurale, scande par les foires, les marchs et les ftes religieuses. Pendant des sicles, le berger a servi de lien entre les communauts, rapportant de ses voyages des nouvelles des pieves voisines et les lgendes des lieux traverss.

 Le patrimoine pastoral

A l'image des mouvements des troupeaux sauvages, les bergers, au rythme des saisons, partaient sur les chemins la recherche de nourriture pour leurs btes, quittant les villages de montagne en hiver pour le littoral et faisant le chemin inverse en t. Cette mobilit est inscrite dans la socit ; ainsi la plupart des villages de montagne possdent-ils sur le littoral un lieu constitu initialement de simples cabanes. Au fil des annes, ces plages ont vu se dvelopper un habitat plus durable, avant de se transformer pour beaucoup d'entre elles, comme Porticcio, en cits balnaires. Parcourant les valles, franchissant les cols, la route du berger tait rude, interminable et ponctue de haltes dans des abris sommaires construits avec les pierres trouves sur place. L, ils trayaient leurs btes et fabriquaient le fromage. Emprunts pendant des sicles par la plupart des bergers, ces sentiers ont constitu de vastes rseaux de communication qui ont marqu le paysage et la socit. Les anciens chemins de transhumance s'inscrivent encore aujourd'hui dans le paysage. Devenus pour la plupart des sentiers de randonne, ils conservent un grand nombre de vestiges de leur pass, travers notamment ces multiples bergeries et abris de pierres qui tmoignent de la vie des bergers d'autrefois.

 Le spallisti

Certains bergers corses savaient lire l'avenir dans l'omoplate d'un mouton, la spalla. Ces "devins", que l'on surnommait i spallisti, retrouvaient dans cet os prcdemment bouilli les lignes et traces qui leur permettaient, tels des chiromanciens, de prdire les vnememnts heureux ou malheureux.

MERVEILLEUX SOUVENIRS...

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VOYAGE EN CORSE (SUITE) N°3

 

 Un chant retrouv

C'est dans le petit village de Sermanu, au centre de la Corse, que les paghjelle d'antan ont t rhabilites. La volont de trois hommes, Guelfucci, son fils Petru et Jean-Paul Poletti, est l'origine de cette renaissance en 1974. Ils forment alors le groupe Canta u Populu corsu et le "petit noyau devient trs vite le mouvement fdrateur d'une jeunesse en qute d'elle-mme (...)". C'est la riacquisti, la "reconqute" du patrimoine local. Depuis, femmes et hommes chantent ensemble la polyphonie et cet art est apprci par tous.

La langue Corse
Diodore de Sicile disait d'elle : "elle est trange et difficile comprendre". L'origine de la langue des "Corsi" reste inconnue ; certains y ont vu des traces d'influence ligure ou ibrique. Les invasions successives l'ont enrichie pour en faire une langue part entire, d'origine latine.

 Racines multiples


Les emprunts divers et une longue volution phontique forms au cours des ges dans la bouche d'un peuple en font sa richesse. La Rpublique de Gnes, souveraine en Corse du XIIIme au XVIIIme sicle, imposa le toscan comme langue officielle. La langue populaire des Corses a donc t, ds le Moyen Age, au contact et en symbiose avec une autre langue utilise par l'administration. Cette situation s'est poursuivie aprs l'entre de la Corse dans la mouvance franaise, jusque dans la premire moiti du XIXme sicle, pour les actes officiels - tat civil ou actes notaris - et pour les affaires judiciaires. De mme l'Eglise employa, jusqu'au premier quart du XXme sicle, le latin pour le culte et l'italien pour les actes de son administration, le catchisme et les sermons.

 L'accession l'criture
La culture corse tant essentiellement rurale, la parole et le chant ont t pendant longtemps les seuls moyens de communication. La langue se transmettait ainsi, de la mme manire, qu'un geste, un chant ou une danse. C'est au XIXme sicle seulement que fut dit le premier texte en langue corse. Sduit par cette langue sans criture, le romantisme europen du XIXme sicle essaya, en procdant des transcriptions de la littrature orale, d'y retrouver des formes originales d'expression. L'excuteur testamentaire de Pasquale Paoli est le premier publier, dans ses "Sketches of Corsica" (1825), des spcimens de posie populaire. Il est suivi quelques annes plus tard par la publication Bastia d'un recueil comprenant la clbre "Nanna di Cuscioni, le Sirinatu di un pastore di Zicavu et le Voceru di Chilina di Carchetu". Prosper Mrime en France, avec "Notes d'un voyage en Corse" Niccolo Tommaseo en Italie avec "Canti popolari della Corsica" et Ferdinad Gregorovius en Allemagne avec "Corsica", transcrivent galement des textes en langue corse. Aprs des sicles d'existence, la langue corse accde enfin l'crit.

 Langue et identit
Ds lors, les auteurs issus des diffrentes rgions de l'le et ayant toujours crit en italien redcouvrent leur langue. En 1895, Santu Casanova fonde le premier priodique en langue corse, "A tramuntana" qui parat jusqu'au milieu du XXme sicle. Mais au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour le peuple corse confront aux problmes conomiques insulaires et soucieux de parvenir quelque progrs matriel, la sauvegarde de la langue est loin d'tre prioritaire. Malgr la cration en 1955 de l'association Lingua Corsa et de la revue "U Muntese", son usage tombe en dsutude.

 Symbole identitaire
Puis la socit se transforme : les Corses ne sont plus contraints la seule insularit et l'isolement des sicles passs. Beaucoup migrent ; la tlvision diffuse les missions du continent. Pour la plupart, la langue corse n'est plus l'ordre du jour, l'vch ne la reconnat pas, l'cole non plus et elle n'est pas considre comme une langue rgionale. Ce sont les courants identitaires des annes 1970 qui font renatre une nouvelle fois cette langue, symbole culturel de la Corse. Elle est enfin reconnue comme langue rgionale par le dcret du 16 janvier 1974. Son enseignement est autoris dans les coles et elle bnficie d'une option facultative au baccalaurat. Aujourd'hui, elle est au centre des discussions qui accompagnent la mise en place du statut corse et n'est plus le symbole d'une socit archaque. Elle est partout prsente, sur les ondes des radios, au caf, dans la rue et en famille.
Du nord au sud de l'le, le parler est diffrent. Les puristes vous diront qu'il existe ici plusieurs parlers corses, ceux de Bastia, d'Ajaccio ou de Bonifacio.

Le tourisme et les sports
Ds le XIXme sicle, la Corse accueille ses premiers touristes, de riches voyageurs venus d'Angleterre, d'Allemagne ou de France en qute d'exotisme et de soleil. Mais ce n'est qu' partir des annes 1960 que l'le s'ouvre rellement au tourisme avec l'amlioration des liaisons maritimes et ariennes et la mise en place d'une politique d'amnagement des structures routires finances par l'Etat. Depuis, le tourisme reprsente la premire source de revenus de l'le de Beaut.
 Une le trs convoite


Depuis les annes 1990, le taux de frquentation touristique de la Corse ne cesse d'augmenter. En 1999, prs de 2 millions de touristes l'ont choisie comme lieu de vacances. Face cet afflux, l'le a adapt ses structures d'accueil. Des htels ont t construits ou rnovs. Les ctes ont vu fleurir peu peu un nouvel urbanisme, parfois mal contrl et souvent peu conforme l'architecture locale. De Porto Ajaccio, dans les rgions de Porticcio ou sur la cte orientale, des rsidences secondaires, villages de vacances, campings, restaurants, occups seulement quelques semaines par an, envahissent le littoral et parfois mme le maquis. Pour rpondre la demande, les diffrentes formes de trafic entre la Corse et le continent se sont multiplies au cours des dernires annes. Les quatre aroports internationaux de l'le assurent des liaisons quotidiennes avec les principales capitales rgionales franaises et europennes et huit compagnies maritimes assurent une desserte rgulire des sept ports insulaires.

 Le soleil et la mer


Le tourisme corse est principalement balnaire : on vient ici en famille pour profiter de la plage et du soleil. La Corse est depuis longtemps connue pour ses longues plages de sable et la douceur de son climat. Au-del de la baignade, la mer est aussi un paradis pour les adeptes des sports nautiques. A voile ou moteur, les bateaux de plaisance offrent une autre faon de dcouvrir la Corse, de musarder le long de ses ctes ou de faire escale dans une petite crique sauvage. Ainsi la flotte de plaisance s'est-elle considrablement accrue et compte quelque 16 000 bateaux. Pour ceux qui n'ont pas la chance d'tre propritaires d'un bateau, il est possible de recourir la location. Les usagers de ces sports de plaisance sont chaque anne plus nombreux. Les 16 ports de l'le enregistrent plus de 60 000 escales par an et disposent de 6 500 anneaux dont 30 % rservs au passage. Mais peu peu se dessinent de nouvelles motivations : la dcouverte du pays, la randonne, les sjours culturels ou le sport. Depuis quelques annes, la Corse met en place une politique de mise en valeur de son patrimoine et dveloppe des produits touristiques rpondant ces nouvelles demandes.

 La plonge sous-marine


Une cte rocheuse et dchiquete, des eaux cristallines, la Corse des profondeurs offre aux plongeurs la dcouverte de fonds riches d'une faune et d'une flore exceptionnelles. Ces fonds sous-marins sont un des atouts de l'le : attention ne pas dnaturer ce paradis aquatique prserv. On dit de la Corse que c'est une montagne dans la mer, mais c'est aussi une montagne sous la mer. Son faible plateau continental laisse rapidement la place des profondeurs abyssales, qui vont jusqu' 800 mtres dans le Golfe de Porto pour atteindre parfois plus de 1 000 mtres. Roches aux formes tortures, gouffres et profondes crevasses, le paysage sous-marin se fait l'cho du relief terrestre. Les sites sompteux se chiffrent par centaines. Outre les multiples espces qui peuplent ses eaux, tels les mrous, girelles, murnes, limaces de mer ou mduses, le merveilleux corail qui tapisse les roches quelques 100 mtres de profondeur donne l'ensemble une touche exotique. Pour complter l'ensemble, la viste d'paves immerges en profondeur transforme le plongeur en vritable explorateur sous-marin. Une trentaine de centres de plonge rpartis en divers points de l'le offrent des conditions maximales pour permettre aux plongeurs de partir la dcouverte de ce sanctuaire.
Des dizaines d'paves peuplent les fonds marins du littoral corse et se sont naturellement transformes en sites d'exploration privilgis et insolites pour les plongeurs. Mticuleusement rpertories, elles reposent des profondeurs variables allant de - 5 - 30 mtres. On verra, au large de Porto-Vecchio, l'pave de la Pecorella ou celle du Toro. Au large de Calvi, l'pave d'un bombardier amricain B 17 datant de la dernire guerre mondiale repose quelque 30 mtres de profondeur, au large de la citadelle. Au large du nouveau port de Bastia, l'pave d'un bombardier allemand repose une trentaine de mtres de profondeur. Plus au sud, au large du golfe de Sagone, La Girafe repose 18 mtres de profondeur ; un peu plus loin gt la carcasse d'un Canadair.

 A pied, cheval et vlo


La Corse est une terre sauvage, authentique et prserve. Sommets majestueux, sites grandioses et rserves naturelles mritent une dcouverte approfondie. Ici, les possibilits de randonnes sont multiples. Le Parc naturel rgional et l'Office National des Forts proposent une grande varit d'itinraires aux promeneurs de tous niveaux et aux adeptes du VTT. Plus sportif, le GR 20, chemin mythique que l'on dit tre l'un des plus difficile d'Europe, traverse en quinze jours les paysages les plus grandioses de la haute montagne corse. L'Association rgionale du tourisme questre rpertorie 1 900 km de sentiers de randonne qui traversent des villages pittoresques ou des lieux inaccessibles par la route.

 Sur les rivires


1 375 km de torrents et cours d'eau parcourent les reliefs de la montagne corse. Grce une priode d'tiage retarde et un dbit maximum prolong pour les fleuves de haute altitude, rafting, canyoning et hydrospeed se pratiquent de fvrier jusqu' la fin mai ; le canyoning se pratique de la mi-avril jusqu'en novembre. Diffrents prestataires proposent sur place la location de l'intgralit du matriel.

 Sur les crtes et les sommets


L'alpinisme se pratique sur toute la chane principale depuis l'Ospdale, au sud, la valle de Tartagine, au nord. Les parois les plus clbres sont celles des tours de Bavella, pour la rgion sud, et les faces du Capo Orto, de la Paglia Orba et du Cinto, pour la partie nord. On peut escalader des falaises de calcaire autour de Ponte-Leccia (falaises de Pietralba, Caporalino et Soveria), ainsi que dans le secteur de Saint-Florent. Autour de Corte, on rencontre de jolis sites de granit dans les gorges de la Restonica et la valle du Verjello.

 Les sports de glisse


Pour les amateurs de ski de randonne ou de ski alpin, la Corse offre, avec plus de 100 km de crtes et prs de quarante sommets de plus de 2 000 mtres, un vaste domaine skiable, praticable de dcembre avril. L'un des itinraires les plus classiques est la haute route corse, l'Alta Strada, qui utilise en partie le trac du GR 20 par les crtes. Il s'agit l d'un raid ncessitant de bons moyens techniques et physiques ainsi qu'une grande exprience de la montagne. Les stations de Ghisoni, de Bastelica (Val d'Ese) et de Vergio proposent aux amateurs de ski alpin et de surf des pistes amnages dans des cadres uniques et prservs. On peut pratiquer le ski de fond sur le plateau du Cuscione, au sud de la Corse, o ont t amnags et baliss de nombreux circuits.

Vins et vignobles

La vigne est apparue en Corse quelques sicles avant l're chrtienne, puis s'est dveloppe et enrichie, notammant grce une production de qualit impulse lors de la colonisation italienne du XIme ou XIIIme sicle, la viticulture de masse des annes 1970, le vignoble corse s'est restructur pour se tourner vers une viticulture de qualit.

 Une terre de tradition viticole


Ds les annes 1960, des rapatris d'Afrique du Nord s'installent dans l'le et mettent profit leur exprience de l'agriculture moderne. Mais cette production de masse bouleverse la physionomie du vignoble traditionnel et, dans les annes 1970, le march s'effondre. Dans les annes 1980, les producteurs effectuent des replantations systmatiques. Aujourd'hui, la qualit prime avec l'amlioration des techniques de vinification et l'utilisation de cpages traditionnels. Le Niellucio est dsormais dominant (22% des superficies totales). L'essentiel de la production se fait en Haute-Corse (source : INSEE).

 La route des vins


Le vignoble corse couvre prs de 10 000 ha et a hrit de la particularit de chacune des rgions.
> Le Cap Corse et ses petits vignobles tags donnent de savoureux muscats et de savants mlanges labors.

> La Balagne tale ses vignobles sur le sol caillouteux de ses coteaux. Ses terres arides donnent des blancs d'une grande finesse.
> Sur le terroir d'Ajaccio, entre Balagne et Sartne, la vigne s'accroche aux coteaux d'argile et d'arnes granitiques. Les crus sont parmi les plus anciens de Corse.
> Le Sartenais produit des vins rouges rputs depuis des sicles et autrefois apprcis par Napolon.
> La rgion de Porto-Vecchio, gagnant sur le maquis des hectares de vignes, a confirm la vocation viticole de la Corse. Bnficiant d'un microclimat et d'un ensoleillement exceptionnel, ses vins ont obtenu l'appellation d'origine contrle "vin de Corse Porto-Vecchio".
> Le vignoble de Figari, install sur des coteaux entre 80 et 100 mtres d'altitude, produit des vins classs parmi les meilleurs de Corse.
> C'est dans la rgion d'Alria qu'est ne l'histoire de la viticulture en Corse. Son vignoble s'tend au-del d'Alria, sur Tallone et Linguizetta.

VOYAGE EN CORSE : (SUITE) N° 2

 Les tours du littoral

Avec plus de 1 000 km de ctes, la Corse a fait face au cours de son histoire de multiples invasions souvent dvastatrices. Les Gnois, dans leur volont de mise en valeur des plaines de littoral, vont difier, partir du XVme sicle et pendant tout le XVIme et XVIIme sicle, un rseau de quelque 200 tours de guet. En moins d'une heure, il tait possible d'alerter toute la Corse. Principalement bties sur des masses rocheuses qui permettaient une vision large et dominante, elles rpondent une architecture prcise. Bien que certaines soient de forme carre (tour de Giraglia, de Porto ou de San Pelegrino), la plupart ont une forme ronde et atteignent 15 18 mtres de haut. En bas de la tour, une citerne permettait l'alimentation en eau partir d'une canalisation venant du sommet de la tour. Les appartements du gardien taient constitus bien souvent d'une pice unique de quelques dizaines de mtres carrs, perce de meurtrires et pourvue d'une chelle amovible. Abandonnes au dbut du XiXme sicle, ces tours ont subi les assauts du temps et de l'rosion des vents. Toutefois, depuis quelques annes, un grand nombre d'entre elles ont t restaures.

 Corte : la citadelle du centre

Seule citadelle gnoise de l'intrieur, Corte est rapidement apparue comme un verrou stratgique, au carrefour des voies de communication importantes entre la cte est et la cte ouest. Simple place forte, elle ne sera vritablement transforme en citadelle qu'avec l'arrive de Vincentello d'Istria, missaire du roi d'Aragon, qui fera difier sur la couronne d'un relief rocheux ces vastes btiments qui ne seront modifis qu'au XVIIIme sicle avec l'arrive des Franais.

 Les maisons fortifies

Des chteaux fodaux, il ne reste que peu de traces, seulement quelques ruines dissmines et l au dtour d'un profond maquis. Des traces de la Corse fodale se lisent travers notamment ces hautes et massives maisons fortifies, lieux d'habitation et de repli pour les populations assiges. Leur apparence austre et leur caractre inexpugnable leur ont tout naturellement confr le qualificatif de torra. Ces tours ont t principalement difies la fin du Moyen Age, au moment o les populations longtemps isoles dans les montagnes se regroupent dans des villages. Nombre d'entre elles ont travers les sicles et, malgr quelques modifications ou transformations, elles portent aujourd'hui le tmoignage de cette architecture fodale corse.

Chronologie

VIIIe-VIIe sicles : le pr-nolithique

Le squelette de la "Dame de Bonifacio", dat de 6570 avant J.-C., dcouvert en 1973 sur le site de l'Araguinola-Sennola, constitue la plus ancienne trace d'occupation humaine retrouve ce jour.

 VIe-Ve sicles : le nlithique

C'est l'ge de la pierre polie. Haches et faucilles sont tailles dans le silex et l'obsidienne. Apparition des premires cramiques. Les bergers et les paysans se sdentarisent et vivent dans les abris naturels. Les levages saisonniers s'intensifient. Au fil des sicles, des circuits saisonniers caractristiques de l'conomie corse traditionnelle s'organisent, entre territoires d'estivage et d'hivernage. Il est probable que le mouflon actuel descende de ces troupeaux primitifs.

A partir de 4000 et jusque vers 1800 avant J.-C.

Des cultures cralires archaques se dveloppent en plaine et sur les coteaux. Dans la basse valle du Liamone, le Monte Lazzu semble avoir t le centre de meunerie en plein air d'une importante station agricole.

IVe sicle avant J.-C. : les mgalithes

Constitution des premiers villages. Avec eux se dveloppent le culte des morts et l'dification de monuments funraires : les dolmens et les menhirs, trs nombreux dans la rgion de Sartne.

(Sites mgalithiques / Source Photos : Terres de Vacances)

  2000 avant J.-C.

Dbut de l'ge du bronze et apparition de la civilisation "torrenne", caractrise par l'dification de torr, vastes constructions circulaires que l'on trouve dans le sud de l'le et dont la vocation est encore mal connue.

Les premiers villages se constituent et se retranchent derrire des fortifications, les castelli.

L'an 1000 avant J.-C. : l'ge du fer

La Corse entre dans l're du commerce et de l'change. La population migre vers l'intrieur des terres. Les formes d'habitat se dveloppent plus modestement sous forme de cabanes.

Une phase de dclin commence.

1er sicle avant J.-C. : priode de colonisation

En 565, les Phocens, fuyant la domination perse, crent leur premier comptoir en Corse, Alalia, qui deviendra Alria. C'est une civilisation qui matrise l'crit et dveloppe sa propre culture. Pendant plus de deux sicles, des riches relations commericiales vont s'tablir entre Alalia la Grecque et l'Italie centrale.

IIIe sicle avant J.-C. : la colonisation romaine

En 259, les lgions romaines dbarquent sur la cte orientale, dtruisent Alalia et conquirent toute l'le. La Corse est rattache la Sardaigne. Deux villes sont cres sur la cte orientale : au nord Mariana, fonde par Marius en l'an 100, et Alria. Ces deux cits vont donner naissance une urbanisation la "romaine".

IIIe sicle aprs J.-C. : la christianisation

Arrive des premiers missionnaires, implantation d'un rseau d'glises dont il subsiste quelques vestiges : Alria, Ajaccio et Sagone, qui tmoignent d'un enracinement urbain ou littoral, conformment au modle gnral de la diffusion de la nouvelle religion dans le bassin mditrranen.

Ve sicle : le temps des invasions

Aprs la chute de l'Empire romain, la Corse connat une succession d'invasions : d'abord les Vandales, puis les Ostrogoths. Livr aux pillards et aux pirates, le littoral se dpeuple peu peu. Les habitants se rfugient dans les montagnes. La dmographie s'effondre.

La Corse entre dans une priode de repli.

A partir du VIIIe sicle : terre pontificale

En 754, Ppin le Bref, roi des Francs, fait don de la Corse au pape Etienne II. La Corse, place sous contrle pontifical, subit une succession de raids sarrasins qui anantissent toute son conomie et sa culture. Les villes se dpeuplent, les ports sont abandonns.

Xe sicle : la dynastie des fodaux

Une fodalit insulaire rgnant sur les pievi (paroisses rurales) se met peu peu en place.

XIe sicle : l'poque pisane

Aprs la faillite des pouvoirs fodaux, les Pisans obtiennent du pape Grgoire VII l'administration de la Corse en 1077. Les glises sont reconstruites, l'art pisan laisse son empreinte, c'est l'art roman.

1133 : les rivalits entre Gnes et Pise obligent le pape Innocent II partager les six vchs de l'le entre les deux siges mtropolitains : ceux du nord-est (Mariana, Saint-Florent et Accia) seront attribus Gnes, ceux du sud-ouest (Alria, Ajaccio et Sagone) Pise.

(Pont gnois / Source : Terres de Vacances)

Seconde moiti du XIIe sicle : l'emprise des Gnes

Toujours place sous domination pisane, la Corse est peu peu colonise par les Gnois, qui fondent en 1195 la ville de Bonifacio. En 1268, ils fondent Calvi.

1284 : la bataille navale de Meloria limine dfinitivement l'influence pisane sur la Corse et consacre la suprmatie de Gnes.

1297 : le pape Boniface VIII donne la Corse et la Sardaigne au roi d'Aragon. Le conflit entre Gnes et l'Aragon va durer deux sicles. La priode de troubles, l'anarchie fodale et religieuse qui rgnent alors, puis la grande peste noire qui va ravager l'le dans les annes 1347-1348, vont favoriser l'implantation d'glises nouvelles comme celle des "Giovannali", qui prend naissance en 1350 dans la rgion du Sartenais. Excommunis en 1355, les Giovannali sont jugs hrtiques et schismatiques.

XIVe sicle : l’anarchie fodale
1358 : des rvoltes anti-seigneuriales clatent sur l’ensemble de l’le, balayant la fodalit insulaire.

1372 : Arrigo della Rocca, appuy par le roi d’Aragon, devient matre d’une partie du pays avec le titre de comte de Corse. Son neveu, Vincentello d’Istria, est vice-roi de Corse jusqu’en 1434. Il sera dcapit Gnes.

1420 : sige de la ville gnoise de Bonifacio par Alphonse V d’Aragon.

1453 : Gnes confie la gestion de la Corse la Banque de Saint-Georges. La plantation de la vigne, du chtaignier et de l’olivier est encourage l’intrieur des terres. Un vaste programme cralier est mis en place sur le littoral. Un grand nombre de tours littorales sont construites pour surveiller et protger les ctes.

 
(Vignes Corse)

1553 : les troupes du roi de France Henri III, appuyes par Sampiero Corso, dbarquent en Corse pour faire de l’le un des ples de la politique italienne. Certains habitants se rfugient dans les montagnes, d’autres migrent vers l’Italie ou la Provence. La Corse devient franaise.

1559 : le trait de Gateau-Cambrsis restitue la Corse la rpublique de Gnes, qui en redevient le matre incontest. Sampiero Corso, qui cherche se dgager de cette emprise, est assassin en 1567. Le littoral est entour de tours de guet pour lutter contre les attaques barbaresques.

Du XVIe au XVIIIe sicle : le paix gnoise
La Corse place sous administration gnoise, va vivre une paix relative pendant deux sicles. Durant cette priode, la politique agricole oblige les Corses planter de la vigne, des chtaigniers et des oliviers. Dans les villes et les villages, les glises sont difies ; ainsi nat l’art baroque. Les plaines ctires sont mises en valeur au bnfice de grandes familles gnoises. Peu peu s’instaure un dsquilibre entre le pays de l’intrieur et le littoral.

Naissance d’une nation


1730 : dbut des insurrections qui vont conduire la Corse son indpendance, proclame Orezza en 1735.

Mars 1736 : Thodore de Neuhoff, baron allemand n Cologne, est proclam roi de Corse.

Novembre 1737 : trait de Fontainebleau. La France s’engage aider Gnes reconqurir la Corse.

Fvrier 1753 : les troupes franaises vacuent la Corse.

1755 : indpendance de la Corse

Elu le 6 avril 1725, Pasquale Paoli tente de raliser l’unit en crant un Etat Corse indpendant. La Constitution nationale corse est proclame en novembre 1755.

1763 : Paoli est lu gnral de la nation Corse.

15 mai 1768 : Gnes cde la Corse la France.

1769 : bataille de Ponte Nuovo. Les paolistes sont vaincus, les foyers de rsistance anantis. Poali est exil en Angleterre ; il reviendra en Corse 20 ans plus tard.

1789 : la Corse est dclare partie intgrante de l’Empire Franais.

1794-1796 : institution d’un royaume anglo-corse avec sir Gilbert Elliot pour vice-roi.

1796 : l’le est reconquise par Napolon Bonapartre.

1811 : la Corse devient un dpartement franais ; Ajaccio en est la Capitale.

Le XXe sicle

Des travaux d’infrastructures routires sont raliss, le chemin de fer est cr, la navigation entre la Corse et le continent se dveloppe.

1914-1918 : la premire guerre mondiale cre une saigne dmographique

1942-1943 : la Corse occupe par les troupes de Mussolini. Elle sera le premier dpartement franais tre libr.

1957 : un programme d’action rgionale de valorisation des terres est mis en place et va permettre le dfrichement et l’irrigation des plaines.

1970 : la Corse devient la 22me rgion franaise

1975 : les vnements d’Alria relancent les volonts indpendantistes. La mme anne, la Corse est divise en deux dpartements : Haute-Corse (2 B) et Corse-du-Sud (2 A)

1976 : cration du FLNC (Front de Libration Nationale de la Corse)

1981 : rouverture de l’universit de Corse, fonde en 1765 Corte

1982 : lection de la premire Assemble corse au suffrage universel

13 mai 1991 : cration de la Collectivit territoriale corse (CTC)

1995 : cration de l’IMEDOC : regroupement d’intrt conomique des trois grandes les de la Mditerrane occidentale, la Sardaigne, la Corse et les Balares.

1996 : mise en service des navires grande vitesse (NGV) entre Nice, Livorno et la Corse

 

(Navire Grande Vitesse : NGV)

1998 : assassinat du Prfet Claude Erignac Ajaccio

1999 : incendie d’une paillote et mise en examen du prfet de la rgion Corse

Mai et juin 2000 : srie de discussions avec les lus corses Matignon

Juillet 2000 : runion Ajaccio de l’Assemble territoriale corse pour se prononcer sur le nouveau statut de l’le.

 

La gastronomie

La Corse n'est pas une rgion uniforme ; cette diversit se retrouve dans sa gastronomie et dans l'authenticit des produits du terroir qui sont la base de recettes traditionnelles.
 La cuisine corse

Jusqu'au XIXme sicle, il tait difficile de parler de cuisine corse dans ce pays cloisonn par ses multiples valles, rduit l'autarcie et aux famines sporadiques. Les habitudes alimentaires dpendaient davantage de la rgion, des zones agricoles et de leur climat que d'une pratique culinaire spcifique. La proccupation principale tait celle de pouvoir manger. A partir du XIXme sicle, des produits nouveaux apparaissent, les recettes anciennes sont transcrites et la recherche incessante de nourriture n'est plus la proccupation majeure. Le rgime alimentaire va voluer. Pourtant, de ces sicles de pnurie, la Corse longtemps gard l'esprit que l'acte de manger tait avant tout celui de se nourrir. La gastronomie est longtemps reste ici un concept tranger la vie quotidienne. Hritire de la cuisine continentale ou italienne, s'inspirant de recettes traditionnelles corses ou rapportes par les insulaires expatris, la cuisine de l'le s'est peu peu invente dans le courant du XXme sicle. Simple mais savoureuse, elle est domine sur le littoral par les produits de la mer, dans les zones de montagne par les charcuteries. Et partout les ptes, accommodes de diverses faons.
 La charcuterie

La charcuterie corse tient principalement dans la qualit de la matire premire, c'est dire le porc, nourri en libert dans le maquis de glands et de chtaignes. Il fournit une qualit de viande exceptionnelle et une varit de produits qui va du fromage de tte aux pieds de porc en passant par le jambon prisuttu, les saucisses salcicce, le lonzu, la coppa ou les ficatellu, des saucisses de foie qui sont l'image de cette charcuterie, simple, rude et montagnarde.
 La farine de chtaigne

Elle a constitu pendant des sicles la base de l'alimentation du payson corse. Dans certaines rgions, il tait d'usage, aux repas de noce, de servir vingt-deux mets diffrents, tous base de farine de chtaigne. Malgr cette variation presque l'infini, les plats principaux que l'on trouvait sur les tables corses jusqu'au dbut du XXme sicle se rsumaient en un pain de farine de chtaigne, les pisticcine ou de la polenta. Aujourd'hui cette farine est surtout utilise dans les ptisseries.
 Les soupes

Elles constituaient autrefois l'essentiel de la restauration rurale. La plus connue est la minestra, faite de haricots, de chou fris, de pommes de terre, d'oignons, de lard fum et de ptes fraches. Longtemps mijote, elle est souvent servie trs chaude et bien poivre. Il y a aussi la soupe aux herbes du maquis, la soupe l'ail, la soupe aux pois chiches, la soupe l'oignon, la soupe de chtaignes ou celle de truite, que l'on peut trouver dans la valle de la Restonica, l'ouest de Corte.
 Les poissons et les fruits de mer

Poissons et fruits de mer garnissent les tables du littoral. On apprciera l'aziminu, sorte de bouillabaisse prdominance de langouste, les rougets grills, le loup au fenouil, la brandade de morue au brocciu, les beignets de calmars ou la seiche farcie, sans oublier la boutargue : sal et schs, ces oeufs de mulets ou de loup sont considrs comme le caviar de la Corse.
 Truites et anguilles

 

 

 

La Corse est l'le des torrents dans lesquels prosprent les truites fario, la robe mouchete et la chair dlicate. A Corte, on cuisine l'aziminu di Corti, une bouillabaisse de truites cuites dans une sauce au vin et aux piments. On peut la prfrer cuite sur une tehgja, pierre plate chauffe blanc. Autre poisson de rivire et d'tang, l'anguille est souvent consomme grille aux herbes du maquis ou la matelote.
 Les fromages

La production laitire est trs importante, avec plus de 17 millions de litres de lait de chvre ou de brebis. Le fromage est donc un produit trs rpandu en Corse. Le plus clbre est le brocciu, fromage national que l'on retrouve dans un grand nombre de prparations culinaires et qui a obtenu l'AOC.

Les manifestations religieuses

Outre ses multiples glises, la Corse affirme sa dvotion par l'ampleur et le faste qu'elle donne aux ftes liturgiques. La plupart d'entre elles se droulent sous l'gide de confrries, autrefois riches et puissantes. Ces crmonies teintes parfois de rites paens, font toujours l'objet d'une grande ferveur populaire. La plus importante d'entre elles est sans conteste la semaine sainte, qui donne lieu, depuis des sicles, aux processions les plus remarquables travers toute la Corse. Les crmonies religieuses sont suivies d'une fte profane, le lundi de Pques. C'est la "Merendella", un traditionnel pique-nique collectif dans les campagnes ou sur les plages, symbole de la renaissance du Christ, mais aussi de la fin de l'hiver.

 Les processions de la "Sittimana Santa"


En corse, la semaine sainte commence le dimanche des Rameaux avec la bndiction des E Crucette, des petites croix fabriques l'aide de brins d'olivier ou de feuilles de palmiers. Elles seront conserves toute l'anne.


> A Bonifacio : le vendredi saint, les membres des six confrries issues des chapelles ou glises de Bonifacio

> Sainte-Croix, Saint-Erasme, Saint-Roch, Saint-Dominique, Sainte-Marie-Majeure, escorts par les habitants de leurs quartiers, marchent en procession travers la ville, empruntant des chemins diffrents. Lorsque les confrries viennent se croiser, elles se saluent en silence et croisent leurs bannires. Chacune porte des reliques de saints sur des chsses en bois de style baroque, illumines de flambeaux et de lanternes.

> A Calvi, la semaine sainte est marque par des crmonies religieuses qui revtent un caractre original. Ds le jeudi aprs-midi a lieu la bndiction des "canistrelli", gteaux corses en forme de couronne qui seront distribus lors de la procession des pnitents. Le prieur de la confrrie, reprenant les gestes du Christ, lave les pieds des douze aptres : c'est la crmonie de la "lavanda". Le vendredi saint se droule la procession symbolique de la Granitola : les pnitents de deux confrries de Saint-Antoine et de Saint-Erasme, en cagoule et pieds nus, portent travers les rues de la ville un Christ mort grandeur nature, suivi par la statue de la Vierge. La Granitola se noue et se dnoue quatre fois en une spirale symbolique de l'ascse. Cette procession de pnitents rsume le mystre pascal.

> A Cargse, ancienne colonie grecque, les crmonies pascales sont clbres dans l'glise orthodoxe selon un rituel conduit par l'archimandrite. Chants et lamentations se droulent le soir du vendredi saint dans l'glise non claire. Le samedi a lieu la crmonie aux cierges pour le retour de la lumire. A minuit, chants du rite orthodoxe grec.

> A Sartne, le Catenacciu, l'origine fort ancienne, est la plus connue des processions du vendredi saint, que l'on compare parfois celle de Sville. Pieds nus, habill de rouge, un pnitent cagoul porte une croix de plus de 30 kg. A son pied droit est attache une lourde chane de 14 kg qui a donn son nom la procession : U Catenacciu, l'Enchan. Le Grand Pnitent rouge est suivi du Pnitent blanc qui l'aide, comme l'a fait Simon de Cyrne, le personnage qu'il incarne. A leur suite, les pnitents noirs portent sur un linceul le Christ mort ; suivent le clerg en violet et la foule des fidles. La procession se droule dans les ruelles troites de la ville illumine et s'achve sur la place o le prdicateur prononce son sermon avant de bnir la foule.

> A Lota, le soir du jeudi saint, se droule l'office des Tnbres, clbr et chant en latin devant des enfants qui agitent des crcelles.

> Dans le Cap Corse : partie d'Erbalunga, la Cerca, c'est--dire la recherche, se dirige vers la montagne. Cette procession du vendredi saint se droule sur plus de 7 km d'glise en glise travers les hameaux.
 Le 15 aot Ajaccio

Crmonies de l'Assomption et ftes commmoratives de la naissance de l'empereur Napolon 1er.


 Dbut septembre Casamaccioli

Clbration de la Santa di U Niolu : messe avec chants traditionnels au cours de laquelle on honore une vierge miraculeuse. C'est l'occasion d'une fte pastorale et commerciale.

Croyances et ferveurs

Les profonds lacs d'altitude, les paisses forts, l'impntrable maquis ou ces imposantes roches aux formes ptrifies composent un paysage favorable la naissance de mythes et de lgendes.

 Les rochers du diable


La Corse est terre de superstitions. La croyance en Dieu appelle la croyance au diable. On prte au Malin l'apparition de formations rocheuses spectaculaires comme celle de la Montagne perce, le Capo Tafonato, l'ouest de Calacuccia, ne la suite d'une querelle entre le diable et saint Martin. C'est encore lui et son pouvoir malfique qui aurait fait surgir les calanche de Piana. Toutes les roches ne sont pas d'origine diabolique, mais beaucoup sont habites par des lgendes, comme la montagne de la Sposata, "l'pouse", l'est de Vico, qui serait la forme ptrifie, la suite d'un violent orage, d'une jeune fille et de son cheval.

 Sorciers et sorcellerie


Les croyances et histoires populaires sont peuples de rcits de sorciers et de mauvais gnies. La nuit, le village de Zicavo est hant par un guerrier sarrazin du nom d'Agramante, dont les femmes se protgeaient nagure en dormant avec une serpe ou une faucille leurs cts. Les petits enfants taient menacs par des sorcires -streghe- qui leur suaient le sang comme des vampires. Quant aux voyageurs isols, des revenants -acciaccatori- leur dfonaient le crne. Dans les villages, les mazzeri savent "voir la mort" et le "mauvais oeil" a ses remdes.

 Rites et croyances


Mlant le sacr aux rites paens, le Corse se signe et multiplie les gestes destins lui assurer protection. Le jour de l'Ascension, on cueille trs tt le matin une petite plante grasse, "erba di l'Ascensione". On la suspend vers le bas dans la maison afin d'tre prserve. Elle fleurira la Saint-Jean. Le premier oeuf pondu ce jour mme de l'Ascension se verra lui aussi attribuer des pouvoirs surnaturels. Bndictions d'objets et d'animaux sont ici fort courantes.

 Fare l'occhio


Mene par les "signatori" qui en dtiennent le pouvoir, cette opration est effectue sur une personne sous l'emprise du "mauvais oeil". La disparition immdiate de quelques gouttes d'huile tombes dans l'eau d'une assiette signifie l'treinte du "mauvais oeil". L'eau jete, on renouvelle l'opration : la goutte d'huile disparat de nouveau. Lors de la troisime preuve, la goutte tombe, claire, faisant sur l'eau un oeil parfait. Alors le sort n'a plus d'effet et le charme est rompu.

Les traditions
La famille, le clan, l'honneur

Forges par des annes de conflits et d'invasions, les traditions et la famille sont en Corse le ciment de la socit.

 La famille


C'est la structure fondamentale de la socit insulaire, hrite directement de son histoire. Devant les menaces permanentes vcues au cours des sicles, la famille a constitu l'lment de base de la cohrence sociale. Elle prend ici une dimension presque "tribale", englobant parents et enfants, grands-parents et petits-enfants. La maison est l'lment symbolique de ce lien fondateur. Aussi les hritiers sont-ils rticents sortir de l'indivision, soucieux de maintenir intact le symbole de ce lien, mme si la socit moderne tend distendre les rapports troits qui runissent les membres d'une mme famille. La naissance et la mort demeurent les grands vnements au monent desquels le groupe retrouve son unit.

 Le clan : force politique et lectorale


Aujourd'hui, on lui associe souvent la notion "nationalisme" ; pourtant le clan n'est pas un phnomne contemporain, ni spcifiquement insulaire. Il est lui aussi ancr dans l'histoire de la Corse. Selon l'historien Jean-Marie Arrighi, le phnomne de clan s'est constitu avec la Rvolution franaise : "Les Corses ont t rattachs un Etat o l'acte politique essentiel tait le vote", et la consquence l'lection. Il devenait donc important pour la Corse de figurer parmi ces forces de dcision et de constituer pour le pouvoir central un interlocuteur valable. La faible dmographie de l'le et sa fragilit conomique ont favoris le phnomne. Forme largie de la famille, le clan reprsente un ensemble d'individus appartenant un mme groupe d'intrt, une mme communaut. Souvent, il est en rapport avec l'identit d'un lieu ou d'un village. Ainsi s'affirme la solidarit et l'intgration de l'individu un groupe. Le "lieu de vie" est important pour les Corses : qu'ils habitent ou non au pays, ils y reviennent, c'est le berceau de la famille, le lieu o l'on est n, o l'on serra enterr.

 La vendetta


"Colomba" est prsente dans tous les esprits et ce roman a immortalis l'image d'un Corse prompt venger l'honneur de sa famille. Au-del de ces traits forcs que l'on a pouss presque jusqu' la caricature, honneur et vendetta sont intimement lis et ne peuvent se comprendre si l'on oublie l'appartenance mdeterranenne et l'histoire d'un peuple qui, de tout temps, a subi le joug d'envahisseurs successifs. Refusant ces mainmises sur leur le, les Corses n'ont jamais reconnu les lois et les institutions du colonisateur. N'estimant aucune autorit suprieure lgitime, le Corse a souvent fait justice lui-mme. Au-del des consquences extrmes et de rglements de compte parfois sanglants, la vente et l'achat de maisons ou de terrains se sont longtemps faits sur parole, en l'absence de tout acte de proprit.

 L'honneur


Comme pour beaucoup de peuples mditerranens, l'honneur en Corse est une valeur fondamentale. Il a son code et ses rgles. L encore, l'histoire et la physionomie du pays ont forg le caractre de l'habitant. Dans cette socit o le rle de l'homme est prpondrant, l'honneur est l'un de ses attributs. Il se traduit par une recherche de prsance, une ncessit d'tre reconnu par l'autre son juste niveau. Ces valeurs, mousses au fil au fil du temps, ne se traduisent plus aujourd'hui par des vendettas et autres vengeances qui se perptuaient de gnration en gnration. Pourtant, un fait demeure : le Corse est fier de son pays, de sa culture, et il exprime toujours une grande rticence lorsque l'on tente de lui imposer une quelconque loi. Au-del du trait de caractre, c'est une dfiance naturelle ne de sicles d'invasions.

 Les bandits corses


Le 8 novembre 1931, 640 gardes mobiles, des automitrailleuses et des ambulances investissaient la Corse occidentale, dont Vico et Guagno, pour procder une opration d'puration du banditisme. Dans les villages occups, le couvre-feu est dcrt, prs de cent personnes sont arrtes et la presse parisienne envoie ses correspondants de guerre. Les dernires excutions capitales intervenues en 1934 et 1935, mettront un point final l'poque des "bandits corses" sous la IIIme Rpublique.

 Tiadore Poli : bandit corse et roi de la montagne


C'est l'un des plus clbres bandits corses. N Guagno sous Charles X, c'est par hasard qu'il devint hors-la-loi, en refusant le tirage au sort qui l'avait dsign pour faire son service militaire. Emprisonn, il s'vade. Retranch dans la montagne, il bnficie de l'appui de la population qui voit en lui un dfenseur de l'indpendance. Il se fait nommer "roi de la montagne", avec droit de vie et de mort sur ses sujets, obligeant les notables lui payer un impt. Il est tu dans un guet-apens en 1827.

Le chant corse

Le succs des ritournelles de Tino Rossi a pu laisser penser que le chant corse ne se rsumait qu' ces chansons de charme. Il n'en est rien et, depuis les annes 1970, on assiste une renaissance de la musique traditionnelle corse.

 La reconqute d'une identit


Volontairement oubli car symbole d'archasme rural, mal adapt une socit qui veut taire son pass, le chant corse renat aujourd'hui et acquiert peu peu ses lettres de noblesse. Victime du dpeuplement des campagnes, il a pourtant failli disparatre tout jamais. Les premiers mouvements nationalistes dans les annes 1970 l'ont aid perdre cette image de "chant folklorique", tmoin d'une poque rvolue. Dans ce climat fortement identitaire, le chant corse devient alors l'image d'un pays, de sa culture, de ses traditions et de sa diffrence.

 Un rituel codifi


Gnralement beau et grave, le chant, ici, n'est pas une simple mlodie, mais un vritable rite communautaire, essentiel pour cette socit base sur la transmission orale. Il est l'expression de la vie rurale ; il accompagne chaque vnement, heureux ou malheureux, de la journe, de la saison et de la vie. Au-del de son esthtisme, cette posie populaire intervient comme un rgulateur social des tensions et conflits individuels ou familiaux. Aux femmes reviennent les chants de naissance, les "nanne", et ceux des morts, les "voceri", chants de deuil mais aussi de vendetta. Les chants de l'absence, ou "lamenti" taient entonns par un homme ou une femme pour voquer le souvenir d'un tre disparu. Les hommes portent la srnade et excellent dans les joutes improvises : les "chjam' rispondi". La confrontation des deux voix se rpondant, produite aujourd'hui dans un mme espace, se faisait autrefois d'une colline l'autre. Ce chant improvis a des allures de dfi potique.

 Les polyphonies


C'tait l'origine l'apanage des hommes. La plus caractristique est la "paghjella", un chant trois voix : la "segonda" commence le texte potique, "u bassu" accompagne la "segonda", alors que la "terza", la plus haute, ajoute des notes plus rapides ; les "rivuccate" donnent un effet de vibrato. Les paroles se fondent dans la trame musicale. Traditionnellement, elle n'est accompagne d'aucun instrument de musique et c'est vritablement le chant spcifique insulaire, un langage musical trs labor au sein de la tradition populaire orale. Les "terzetti" et "madrigali", autres formes de polyphonies, racontent l'amour joyeux ou dsespr, la tristesse du prisonnier ou de l'exil. Aujourd'hui, aprs des annes d'oubli, le chant polyphonique renat avec les voix de chanteurs hritiers de ces traditions. Le nom de ces groupes dfinit lui seul ce territoire bien spcifique et montre leur attachement ces valeurs : le vgtal, "A Filetta", la fougre ; l'animal, "I Muvrini", les petits mouflons ; le temps "l'Alba", l'aube. Les chants polyphoniques semblent sauvs de l'oubli et continuent se rinventer dans un monde moderne o la culture rurale qui tait son berceau, tant disparatre.
 Flte, mandoline et coquillage

L'environnement et les invasions successives ont fourni la Corse ses instruments de musique, qui servaient aussi de moyen de communication entre bergers. Si l'on a rsussi reconstituer le patrimoine vocal de la musique corse, il est en revanche difficile d'estimer la place que tenait l'instrumentation dans l'accompagnement des chants. A ct des instuments connus comme la guitare, la mandoline, le violon ou l'accordon, la Corse possde un grand nombre d'instruments de musique spcifiquement insulaires. Beaucoup avaient disparu et il a fallu de nombreuses recherches pour reconstituer ce patrimoine instrumental. La "cetera", dont l'usage avait cess depuis 1930, est une sorte de mandoline, apparue en Italie l'poque mdivale. Elle se serait d'abord appele "Celula" et, en France, on la connaissait sous le nom de "cistre". La "fisculetta" est une flte taille dans l'corce d'une branche de saule ou de chtaignier. La "pivana", flte six trous aux tonalits mdivales, est taille dans une corne de chvre. Le son grave du "colombu", un gros escargot marin dont on perait la pointe, permettait de donner l'alarme. L'histoire de ces diffrents instruments est retrace la Casa musicale de Pigna, une auberge musicale qui fonctionne toute l'anne et fait revivre les instruments et la musique traditionnels. Elle propose des stages ceux qui s'intressent la polyphonie.

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Les mgalithes

L'homme tait-il prsent en Corse l'ge ancien de la pierre, au palolithique ? Les archologues restent prudents quant aux origines de l'occupation de l'le. Les premires migrations humaines remonteraient aux VIIIme et VIIme millnaires, en provenance de la Sardaigne et de la Toscane, qui est cette poque un archipel reli la pninsule italienne, donc plus proche de la Corse qu'aujourd'hui parce que la mer est alors plus basse de 30 m dans la rgion.

 La Corse des premiers temps .

Cette thorie s'appuie sur les similitudes entre les motifs dcoratifs des cramiques du nolithique ancien (VIme millnaire) retrouves Basi, Alria, Filitosa et ceux de Pienza, en Toscane. On a pu supposer qu'en s'aidant du "pont" de l'archipel toscan, des colonies de peuplement auraient accost en plaine orientale et, de l, essaim en direction du nord et du sud, empruntant les grandes valles fluviales du Prunelli, du Taravo, du Rizzanese... Mais des datations plus hautes ont t dcouvertes, qui remonteraient au pr-nolithique lui-mme. Ce sont notamment les sites archologiques de l'Araguina, avec le squelette de la "Dame de Bonifacio" (6 570 ans avant J.-C.), de Currachiaghju, prs de Levie (6 610 ans) et de Strette, dans la rgion de Saint-Florent (7 190 ans). Sur ces sites, l'outillage d'clats de roche sans cramique voque une activit de ramassage et de cueillette, de chasse aussi, notamment d'un mammifre, le lagomys, sorte de lapin-rat. A partir de 4 000 ans et jusque vers 1 800 avant J.-C. la culture des crales archaques se rpand dans les plaines et sur les coteaux. Il en reste de nombreuses traces : meules dormantes et cuvettes utilises pour le broyage des glands. Le Monte Lazzu, par exemple, dans la basse valle du Liamone, semble avoir t le centre de la meunerie en plein air d'une importante station agricole.

 Le phnomne mgalithique

Ce phnomne quasiment inexistant dans les autres les mditerranennes est l'une des grandes originalits insulaires. Cette culture s'panouira l'ge du bronze, vers 1 500, et jusqu'au dbut du 1er millnaire. Les Corses de la prhistoire vont ainsi construire des dizaines de tombes coffre (bancali) et de dolmens (stazzone), notamment dans le sud de l'le, sans doute plus peupl. Plusieurs centaines de menhirs (stantari, paladini...) seront galement dresss, principalement Pagliaju, dans la commune de Sartne, o on en compte plus de 250 en impressionnants alignements.

Progressivement les blocs de pierre prennent forme humaine, la tte d'individualise, le corps est parfois scults de glaives et de poignards. L'ensemble s'apparente aux statues-menhirs des Cyclades. Le Sartenais et la valle du Taravo en contiennent plus d'une quarantaine. Le reste se disperse surtout entre le nord et la Corse occidentale.

 La civilisation torrenne

Elle apparat au dbut du IIme millnaire et tient son nom des monuments mgalithiques de forme circulaire ou torr vots en encorbellement, trs caractristiques de la Corse du Sud l'ge du bronze, et rappelant les nuraghi de Sardaigne et les talayots des Balares. On a longtemps attribu ces constructions aux Shardanes, l'un des "Peuples de la Mer" originaires de Mditerrane orientale. Aujourd'hui, les prhistoriens s'attachent davantage tudier le contexte archologique dans lequel ces torre s'inscrivaient : type d'habitat, activits artisanales, structures agraires, etc. Dans une perspective plus ancre dans la "vie quotidienne", l'interprtation se modifie et la piste de l'invasion de l'le est abandonne au profit d'une volution purement autochtone qui se serait inscrite au sud d'une ligne Ajaccio-Solenzara.

 Les premiers villages

Edifis sur des buttes ou des perons rocheux, les castelli ont constitu, au 1er millnaire, les premiers villages. Pendant tout l'ge du bronze et mme au-del, ces agglomrations fortifies vont assurer la survie des groupes humains : protection militaire, habitat, conservation des rcoltes et des vivres, activits artisanales, etc. Puis les formes d'habitat s'organisent plus modestement en cabanes, mais rutilisent parfois les sites dfensifs antrieurs. Les castelli continuent tre occups, mais on commence trouver la trace de populations qui n'appartiennent plus l'ge prhistorique. Contrairement aux poques prcdentes, les grandes concentrations ne se trouvent plus sur les zones littorales, mais l'intrieur du pays, o se dveloppent l'agriculture et l'levage.

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Le temps des invasions

Les premires civilisations porteusent de l'criture abordent en Corse au VIme sicle avant J.-C. Elles rencontrent un monde archaque rest l'cart des changes commerciaux, qui ont engendr ailleurs la prosprit d'un grand nombre de cits du monde mditerranen. 

 La colonisation grecque

L'hellnisation de la Corse appartient la lgende avec l'apparition d'Ulysse pntrant dans le port de Bonifacio. Elle conserve de cette conqute son nom : "kalliste", la plus belle. En 565, les Grecs de Phoce, en Asie Mineure, fuyant la domination des Perses, fondent le premier comptoir d'Alalia, transform en 540, en colonie de peuplement. Situ l'embouchure navigable de la rivire du Tavignano, sur une butte dominant la plaine alluviale, ce site portuaire va commercer, entre les VIe et IIIe sicles, avec les cits de l'Italie mriodionale, d'Espagne, de Gaule et du monde trusque. Les spultures, les cramiques et autres mobiliers funraire retrouvs ce jour dans la ncropole pr-romaine d'Alalia tmoignent de l'importance des changes avec le reste du monde mditerranen. Les crits grco-romains de Polybe, Strabon ou Ptolme tmoignent de la nature sauvage de l'le, de la densit de son massif forestier aux essences multiples et de la richesse de ses matires premires.

La Corse est l'poque faiblement peuple, peine quelques dizaines de milliers de Corsi dont la langue, selon Diodore de Sicile, tait "trange et difficile comprendre". Ce peuple pastoral des Corsi vivait retranch, au rythme altern des dplacements entre plaine et montagne, entre estivage et hivernage.

 Alria la romaine

Aprs avoir repouss les attaques des Etrusques et des Puniques en 535, Alalia ne rsistera pas, en 259, aux lgions romaines du consul Publius Cornelius Scipio. Rome s'installe en Corse et, aprs plus de deux sicles de luttes, en devient le matre. Les campagnes, dpeuples, sont mises sac. La rsistance des Corsi fait l'objet de reprsailles. Le peuple est envoy en esclavage. Rapidement, la domination de Rome s'affirme sur tous les points de l'le et la Corse, rattache la Sardaigne, devient une province romaine. Cette romanisation s'inscrit dans la socit et l'urbanisme. De nouvelles villes sont cres : Mariana, au sud de Bastia, fonde vers 100 avant J.-C. ; au sud, Alria, construite sur les ruines d'Alalia. L'une et l'autre deviennent des centres actifs de romanisation.

 Les premires glises

Aprs plusieurs sicles de prsence romaine, la Corse entre dans l're de la christianisation avec l'arrive des premiers missionnaires. Ds le IVe sicle, un premier rseau d'glises se constitue. Principalement situs en milieu urbain ou sur les zones littorales, ces premiers difices tmoignent de la prsence de groupes piscopaux Ajaccio, Alria, Mariana, Nebbio et Sagone. L'le a ses saints et ses martyrs (sainte Dvote, sainte Julie, saint Restitute), qui vont tre l'objet d'une grande dvotion populaire durant des sicles.

 Barbares, Vandales et Sarrasins .

La chute de l'Empire romain entrane dans son sillage une vague d'invasions successives. En 465, les Vandales, aprs avoir dtruit Alria et Mariana, se rendent matres de l'le ; ils seront chasss, prs d'un sicle plus tard, par l'empereur byzantin. La Corse est alors dpeuple, dvaste et rduite l'autarcie. L'conomie et les infrastructures romaines sont rduites nant. Soumise aux invasions permanentes, la population s'exile ou se retranche dans les montagnes et retourne la vie archaque d'une agriculture base sur la simple autosuffisance. Le littoral est abandonn, laiss l'ensablement et la malaria.

 L'poque pisane

Pendant presque 600 ans, la Corse va vivre sous le joug d'envahisseurs successifs. Cette longue priode prendra fin au XIe sicle, lorsque le pape Grgoire VII confie l'administration de la Corse l'vque de Pise. Ds lors, les Pisans vont reprendre et ramnager l'oeuvre de christianisation entreprise aux temps palochrtiens. Des cathdrales sont reconstruites sur le littoral, des chapelles et des glises font renatre les paroisses rurales.

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L'poque Gnoise

Aprs l'hgmonie de Pise, qui dure du XIe au XIIIe sicles, c'est la pression militaire et conomique de Gnes qui s'affirme. Au dbut du Moyen Age, un rseau de grands seigneurs fodaux venus de Gnes se met peu peu en place, d'abord au cap Corse, o s'implantent aux environs de 1100 les seigneurs Avogari autour de leurs Castelli de Brandon et de Nonza ; puis la pointe de la presqu'le, o les De Mari organisent leur seigneurie autour de Motti (Luti) et de San Colombano (Rogliano).

 L'emprise de Gnes

A l'autre extrmit de l'le, les Gnois fondent en 1195 la ville de Bonifacio, un bel exemple de ville coloniale du Moyen Age. Le choix de ce site stratgique tend affirmer leurs prtentions face la domination de Pise sur le dtroit corso-sade. Bonifacio va devenir au fil des ans une vaste colonie de peuplement. Elle atteint son apoge au XIIIe s. avec prs de 3 000 habitants. De ces implantations nat une nouvelle conomie : celle du ngoce. Les Gnois sont pour la plupart des commerants, qui exportent les denres agricoles et pastorales : grains, cire, peaux, viandes, fromages ... et redistribuent en retour dans les pievi les articles qu'ils rapportent de Gnes : draps, toiles, armes ... La monnaie circule et le jeu du crdit apparat. Gnes affirme peu peu son emprise sur l'ensemble de la Corse. Pourtant, dans cette conqute, les Gnois vont rencontrer une rsistance farouche mene notamment par Giudice di Cinarca : un seigneur de l'Au-Del-des-Monts qui s'est engag dans une tentative de runification de l'le.

 L'anarchie fodale et les Giovannali .

Au XIVe s., Gnes est occupe par ses conflits avec Venise et son expansion en mer Noire. L'Aragon revendique la Corse et tente d'y prendre pied. L'le est abandonne l'anarchie fodale de seigneurs affranchis de toute tutelle. Les impositions s'alourdissent sur un monde paysan soumis une oppression politique de plus en plus vive. La peste noire qui ravage l'le en 1348 finit de prcipiter le peuple dans la misre. C'est dans ce climat de dnuement et de pauvret que prend naissance la secte des Giovannali. Un mouvement religieux, n dans la pieve de Carbini, l'est du Sartenais, qui prne, face l'oppression fodale et ecclsiastique, et comme le mouvement des Fraticelli apparu la mme poque sur la pninsule italienne, des vertus de pauvret et de solidarit. Cette secte est excommunie et dclare hrtique en 1355.

 La terre de la Commune

Alors que se droule en France la Grande Jacquerie, la Corse connat les mmes rvoltes contre les prtentions de seigneurs locaux de plus en plus influents. Des mouvements naissent et se propagent dans toute l'le partir de l'En-De-des-Monts. Les paysans, mens par Sambucciu d'Alandu et appuys par Gnes, assigent les chteaux et les dmantlent. Ainsi va natre une nouvelle organisation, celle de communauts rurales autonomes chappant l'emprise fodale : la Terre de la Commune ou Terra di u Cumunu. Les populations, libres du joug de la fodalit, tombent alors sous l'gide de Gnes. La Rpublique assure la protection des populations en change d'un impt. En quelques annes, le mouvement va balayer la fodalit insulaire, sauf dans le cap Corse gnois. Devant cette pression populaire, un grand nombre de seigneurs devront s'exiler avant de pouvoir regagner leurs domaines quelques annes plus tard.

 L'hgmonie aragonaise

Ds 1372, face l'impuissance du parti pro-gnois, Arrigo della Rocca impose son autorit et recre son profit, vers 1380, le titre de comte de Corse. En 1407, son neveu et successeur, Vincentello d'Istria, a autorit sur la Corse face aux Gnois jusqu'en 1434 ; il devient aussi vice-roi de Corse, au nom du roi d'Aragon. La Corse se trouve ainsi intgre dans la stratgie mditerranenne de la couronne d'Aragon.Ds lors, le pays se rallie au nouveau roi et la pression contre Gnes s'intensifie. La ville de Bonifacio, verrou de la prsence gnoise, est assige en 1420 par une flotte aragonaise de 400 vaisseaux, mene par Alphonse V d'Aragon, entour de Vincentello d'Istria et d'un grand nombre de seigneurs locaux. Malgr cet chec, Vincentello d'Istria restera matre du pays. Des rivalits de clans mettront un terme cette hgmonie aragonaise. Rapidement, la puissance des seigneurs locaux et la lourdeur des liens fodaux vont faire natre un mouvement de rvolte au sein de communauts paysannes asservies. Un sicle aprs le mouvement de la Terre de la Commune, les Corses se tournent vers Gnes pour demander protection. Celle-ci viendra de la Banque de Saint-Georges.

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Pasquale Paoli : l’Etat corse indpendant

Paoli est, pour les Corses, le symbole de l’indpendance, cette priode d’une dizaine d’annes (1755-1768) qui mit un terme cinq sicles de domination gnoise.

 Naissance d’une nation

Le programme de colonisation agraire, mis en place pas la Banque de Saint-Georges, puis poursuivi et amplifi par les Gnois, est le point de dpart de l’hostilit des Corses, spolis de leurs terres de pacage d’hiver au bnfice de riches familles. Cette situation ouvre la voix aux rvoltes du XVIIIe s. que la rpublique de Gnes ne parvient pas rsoudre. Le rgne phmre de Thodore de Neuhoff, baron allemand autoproclam roi de Corse en 1736, s’inscrit dans ce contexte. Il doit quitter l’le quelques mois plus tard. Devant les risques d’internationalisation du conflit, la France propose son arbitrage la rpublique de Gnes. Malgr plusieurs expditions dans l’le, la rvolte se poursuit. C’est dans ce contexte que les Corses dcident, en 1755, de faire appel Pasquale Poali, qui sert alors dans l’arme de Charles III, roi des Deux-Siciles.

Proclamation de l’Etat Corse

N Morosaglia en 1725, dans un pays sous domination gnoise, Pasquale Paoli a grandi l’ombre de son pre, chef des insurgs. A 14 ans, il l’accompagne dans son exil napolitain. Inspir par Montesquieu, Machiavel et Plutarque, il suit avec attention les vnements qui secouent l’le. En 1755, il rpond l’appel de notables insulaires et rentre en Corse pour y tre proclam gnral en chef de la nation. Il devra pourtant lutter pendant prs de deux ans pour s’imposer sur l’ensemble de l’le, l’exception des citadelles gnoises.

 Institutions et vie politique

Il s’agit de librer la Corse de l’occupant gnois et de proclamer l’indpendance de l’le . La constitution nationale corse est proclame ds novembre 1755. Inspire par la philosophie politique des Lumires, elle affirme la souverainet du peuple dont les reprsentants se runissent en consulte. Le gouvernement de la nation, qui a son sige Corte depuis 1758, vote les lois et fixe le taux des impts. Le gnral, chef de l’excutif, prside le Conseil, compos de neuf membres, un par province (Corte, Balagne, Nebbio, Casinca, Campoloro, Orezza, Ornano, Cinarca, Vico), et divis en trois ministres : guerre, justice et finances. Pour lutter contre le blocus maritime gnois, Paoli runit les premiers lments d’une marine de guerre et d’une flotte de commerce. Le pouvoir judiciaire est organis selon une hirarchie rigoureuse, depuis les communauts rurales jusqu’ la Rota civile, tribunal d’appel qui sige Corte et au Conseil d’Etat lui-mme.

 L’conomie et l’enseignement

A ct de l’enseignement primaire confi au clerg, principalement aux franciscains, Paoli fonde Corte une universit, inaugure en janvier 1755 et qui enseigne la thologie, le droit civil et canon, la morale, la philosophie, la rhtorique et plus tard les sciences. Malgr sa Constitution et sa structure, l’Etat corse de Paoli trouve difficilement sa place. Le coup dcisif vient de la cour de France, dont la diplomatie, conduite par le duc de Choiseul au nom de Louis XV, obtient de la rpublique de Gnes une dlgation de souverainet sur l’le (trait de Versailles, 15 mai 1768). La conqute militaire franaise suit cet accord et les rgiments franais viennent bout des milices patriotiques lors de la bataille de Ponte Nuovo, le 8 mai 1769. Paoli s’exile en Angleterre.

 La Corse et la Rvolution

Paoli revient en Corse en juillet 1790, la faveur de la Rvolution franaise. Nomm prsident du conseil dpartemental et commandant en chef des gardes nationales, il est de nouveau confront aux rivalits claniques. Des troubles clatent un peu partout sur l’le, en juin 1791 Bastia, puis en avril 1792 Ajaccio. Pour tenter d’affaiblir le courant sparatiste, l’le est divise en deux dpartements. Paoli est nomm gnralissime et prend la tte de la rbellion sparatiste. Il est mis hors la loi par Paris en juillet 1793. Dsormais, la rupture avec la Convention est consomme. En 1794, un royaume anglo-corse est constitu, dont sir Gilbert Elliot est le vice-roi. Paoli est rapidement cart du pouvoir au bnfice de Charles Andr Pozzo di Borgo. Contrairement la consulte qui avait t vote en juin 1794 Corte, la Corse n’est pas indpendante et Paoli, rappel Londres, connat un nouvel exil. Il meurt en 1807.

Dot d’une formation intellectuelle la fois classique et universaliste, Pasquale Paoli prnait une version tempre du despotisme clair.

Le Duc de Choiseul obtint de la rpublique de Gnes la souverainet de l’le.

De nombreuses coles primaires portent le nom de Paoli, en hommage son souci de l’ducation des Corses.

Gaffori, le patriote : alli la puissante famille Matra, Gian Pietro Gaffori, mdecin de formation, est l’un des personnages importants dans le mouvement d’opposition insulaire au pouvoir gnois. Il soutient le bref royaume de Thodore de Neuhoff puis s’oppose l’intervention franaise de 1739. Aprs l’exil des chefs insurgs, il s’impose comme principal dirigeant aprs la consulte d’Orezza de 1745. Aux yeux des Gnois, il est sans conteste le personnage clef de la Rvolution corse, obstacle la souverainet de la Srnissime, qui le fera abattre le 2 octobre 1753

La garnison de Nonza : par le trait de Versailles (15 mai 1768), Gnes cde la France ses droits sur la Corse. Furieux de n’avoir pas t consults, les Corses se mobilisent. Marbeuf est envoy sur l’le avec 1 200 hommes pour occuper les places fortes. Devant Nonza, il somme la place de se rendre. Un paoliste, Jacques Casella, dclare que la garnison ne se rendra qu’avec les honneurs des armes. La proposition est accepte ; Jacques Casella sort de la tour ; il est seul ! Stupfait et plein d’admiration, le commandant franais le fera reconduire avec beaucoup d’gards au quartier gnral de Paoli.

Le statut corse

L’identit de la Corse est ne de son pass douloureux et de son insularit. La socit corse conserve, travers les sicles et au-del de son histoire, le sentiment profond d’appartenir avant tout cette terre rude qui a marqu sa destine.

 Un sentiment identitaire

Pise d’abord, Gnes ensuite, les Franais enfin, l’histoire et les invasions successives ont naturellement fait natre en Corse un profond sentiment identitaire caractris notamment par une volont d’opposition tout pouvoir et une mfiance vis--vis des trangers. C’est dans ce contexte que s’laborent les rapports souvent chaotiques entre l’le et le continent.

 Une le dpeuple

Le dficit de population est en Corse une donne constante. Ses 260 000 habitants en font l’le la moins peuple de la Mditerrane. C’est le dpartement franais qui affiche la plus faible densit dmographique. Cette " dsertification " n’a pas t sans consquences sur le dveloppement conomique de l’le, qui reste bien des gards attache un certain archasme. Rgion essentiellement rurale et confronte un problme d’enclavement d son relief montagneux, la Corse fut tenue l’cart des grandes mutations conomiques de la fin du XIXe sicle. La chute des revenus des produits agricoles et les conflits mondiaux ont considrablement rod la population, qui s’est massivement exile. Le mouvement s’est invers depuis les annes 1960.

 L’intgration la France

Ralise non sans heurts en 1768, celle-ci sera rgulirement remise en cause. Pourtant, l’intgration se ralise peu peu. Tout d’abord travers les lites : 30 gnraux ou marchaux corses ont servi la Rpublique ou l’Empire. En 1934, on estime que 20% du personnel administratif franais colonial est d’origine corse, un pourcentage qui atteint les 50% dans certains pays. Cependant, cette adhsion la France est confronte la persistance de la culture locale et au souvenir d’une histoire qui n’est pas " gauloise ". La question corse, maintes fois pose, reste sous-jacente et resurgit la moindre crise.

 Naissance des mouvements nationalistes

A partir de 1973, de nouvelles contestations voient le jour, d’abord contre les boues toxiques dverses par la compagnie italienne Montedison au large de Bastia, puis contre les grandes spculations foncires menes par les banques ou les multinationales qui veulent urbaniser une partie du littoral. Tous ces vnements provoquent l’mergence de mouvements nationalistes comme l’Action Rgionaliste Corse (ARC) et le Front Rgional Corse (FRC), des entits de plus en plus radicales qui contesteront la politique de clientlisme mene par l’Etat. Leur impact se stigmatise lors des vnements d’Alria, en 1975. Cette monte des mouvements nationalistes volue vers une " corsitude " rigide et clandestine, qui trouvera sa concrtisation avec la cration du Front de Libration National de la Corse (FLNC) (officiellement dissous en 1983) et l’intensification de la lutte arme. Au-del de ces mouvements extrmistes qui n’emportent pas l’adhsion de l’ensemble des Corses, l’le souffre d’un sous-dveloppement qui paralyse toute expansion conomique et la maintient dans un tat de pauvret et de dpendance vis--vis du continent.

 Valorisation de la Corse

Depuis des dcennies, divers plans de valorisation de l’conomie insulaire se sont succd . Des socits d’conomie mixte comme la SETCO et la SOMIVAC ont t cres pour valoriser les terres de la cte orientale et dvelopper son activit touristique. Paralllement, l’Etat tend rviser le statut de l’le, qui est soumise par la loi de 1982 un rgime particulier qui confre l’Assemble de Corse des pouvoirs tendus. Le manque d’accompagnement financier et l’instabilit politique insulaire verront ces espoirs dus. La loi de 1991 qui cre la Collectivit territoriale de Corse accrot les transferts de comptence et de responsabilit de l’Etat dans les domaines du dveloppement conomique, social et culturel. En 1998, l’assassinat du prfet Erignac cre une crise qui va mener en juillet 2000 la signature des Accords Matignon.

L’art roman

Les multiples invasions qui ont ravag la Corse au cours des sicles ont faonn le paysage de l’le. Leurs traces se lisent dans sa culture, ses traditions, mais aussi son patrimoine. De l’hritage de l’re pisane, la Corse a reu et conserv les plus beaux vestiges de l’art roman. Un legs architectural parmi les plus importants d’Europe, qui compte a lui seul des centaines de chapelles et d’difices religieux.

 Structure sociale et religieuse

Aprs des sicles de guerres et de pillages, la domination de Pise au XIme sicle va correspondre pour la Corse une priode de rorganisation sociale. Reprenant l’uvre de christianisation des temps palochrtiens, les Pisans vont reconstituer les paroisses rurales ou pievi. Des centaines d’glises romanes sont alors difies. A la fois lieu religieux et profane, l’glise reprsente, pour ces valles, un vritable centre de vie politique, adapt la spcificit gographique, historique et dmographique des lieux.

 Des formes simples et austres

Souvent construite la place d’anciens difices religieux, l’glise en conserve les principes architecturaux. L’architecture pisane corse affiche une sobrit et une simplicit de lignes propres l’architecture rurale dans laquelle elle s’inscrit. L’difice utilise les pierres du pays, schiste, granit, calcaire, rgulirement tailles ; les dcors sculpts ou gravs sont rares. Massives, de forme compacte avec peu d’ouvertures, les glises de village ou basiliques ont toujours des proportions modestes. L’une des plus grandes, la cathdrale Santa Maria Assunta, dite la Canonica de Mariana, n’a que 35 m de longueur. La simplicit de la forme se retrouve aussi dans le plan des constructions. La majorit d’entre elles comportent une nef unique couverte d’une charpente. Les votes de pierre ne sont utilises que pour l’abside, vote en cul-de-four, souvent oriente l’est. Certaines cathdrales prsentent des formes architecturales diffrentes : celles de Mariana et de Saint Florent ont, par exemple, une nef borde de bas-cts.

 La dcoration

Les premiers difices pisans du dbut du XIe sicle, prsentent peu d’ornements architecturaux. Souvent il s’agit d’un dcor simple, de petites arcatures au sommet de l’difice, la base du toit. La richesse des roches prsentes en Corse (schiste, granit gris, blanc ou rose, calcaire) a largement inspir les architectes pisans. Les blocs taient dcoups de manire prcise et ingale pour servir non seulement de matriau de construction, mais aussi d’lment architectural. Ds la moiti du XIe sicle, la nature de la pierre participe la dcoration de l’difice : elle est alors utilise comme une sorte de mosaques, jouant de sa couleur pour crer un effet de polychromie. L’glise San Michele de Murato en est le meilleur exemple.

 Le tmoignage de l’poque mdivale

On estime plus de 300 les glises et difices religieux construits en Corse au cours de l’poque pisane, la majorit tant concentre dans l’En-De-des-Monts. Beaucoup de ces constructions n’ont pas rsist aux sicles. Il n’est pas rare, au dtour d’un chemin, au sommet d’un col ou en plein maquis, de retrouver l’une de ces ruines, envahie de vgtation. L’histoire de la Corse, de ses guerres et de ses invasions successives les a longtemps laisses dans l’oubli. L’influence de Prosper Mrime, au XIXe sicle, a permis la redcouverte de ce patrimoine, seul tmoignage de l’poque mdivale. L’architecture de ces difices religieux et leur implantation donnent des indications sur la vie quotidienne et l’organisation sociale et religieuse de cette poque, dont il n’existe que peu de traces crites.

L'art baroque

L'art baroque fait partie des deux arts majeurs de l'architecture corse. Si l'art roman reste le tmoignage, partir du XIe sicle, de la culture pisane, l'art baroque est celui du renouveau spirituel et de la renaissance du pays aprs des sicles de guerres et d'invasions. Une priode qui a fait l'impasse sur l'art gothique dont les seuls tmoignages n'apparaissent qu'en de rares endroits : une bauche d'arcature Sainte-Restitute de Calenzana, l'abside hexagonale de Santa-Lucia-di-Tallano couverte d'une vote d'ogive et surtout l'glise Saint-Dominique de Bonifacio.

 Des glises en ruine

L'lment dterminant de la naissance de cet art est sans conteste le concile de Trente, qui dbuta en dcembre 1545 pour se terminer en dcembre 1563. Les conclusions de ce que l'on a nomm la Contre-Rforme visaient avant tout la restauration de la valeur spirituelle de l'Eglise. Aprs ces annes de guerre et de dvastation, le patrimoine ecclsiastique, livr au pillage, tait en tat de ruine et d'abandon. "Les glises et cathdrales, tmoigne le gouverneur de la Corse Lambo Doria, sont pleines d'herbe et de serpents. Elles n'ont plus de toiture." Les revenus ecclsiastiques taient dtourns de leur destination. Les fidles avaient perdu la notion mme d'Eglise.

 Un renouveau spirituel

Le concile de Trente va avant tout restaurer la valeur spirituelle de l'Eglise et lui redonner sa place dans la socit en lui restituant ses rites. Des vques inspirs de l'esprit du Concile vont tre nomms, charge pour eux de faire renatre la foi et l'esprit religieux. Ds lors, partir de 1580, on va rparer, contruire ou reconstruire, meubler et dcorer le patrimoine ecclsiastique, qui avait, peu peu sombr dans la ruine. La Rforme ne du Concile de Trente se traduit dans l'architecture de ses sanctuaires. C'est travers elle que le baroque va s'panouir en Corse jusqu' la fin du XVIIIe sicle. Aux dimensions modestes des glises romanes succdent des lieux de culte plus vastes, permettant le droulement de somptueuses crmonies codifies par une liturgie romaine pure de ses rites et renouvele dans ses formes.

 Un lieu d'organisation sociale

A partir de la fin du XVIe sicle s'engage en Corse une vaste campagne de reconqute des 300 lieux de culte rpartis sur les 6 diocses de l'le. A la suite du Concile, ceux-ci sont redcoups en pieve, comprenant un certain nombre de paroisses. Pour s'adapter l'volution de la socit et assurer une plus grande scurit des populations, la rpartition de l'urbanisation se modifie.

Certaines pieve durent s'loigner du littoral, attaqu en permanence par les Barbaresques ;  ce fut le cas pour les diocses de Mariana, Sagone et Alria, dont les vques durent s'installer Bastia, Calvi et Cervione. Pour ces mmes raisons, les hameaux se resserrent pour former des agglomrations plus importantes, implantes autour d'glises romanes ruines ou devenues trop petites.

 XVIIe et XVIIIe sicles

Aprs l'bauche des dbuts de reconqute spirituelle, le XVIIe sicle fut vritablement le sicle de la reconstruction. C'est l'poque o se dessinent les grandes lignes de l'art baroque, import non seulement de Gnes, mais aussi de Milan et de Rome. Cet art venu de l'extrieur va s'adapter ici son contexte et aux diffrents terroirs pour laisser place un baroque corse, o se multiplient les dcorations extrieures : niches, volutes, moulures et corniches. Contrairement aux dimensions rduites des glises rpmanes, l'glise baroque, qu'elle soit conue avec une ou trois nefs, offre un vaste espace, clair et rayonnant, l'image d'une liturgie et d'une foi affermies et rtablies dans leur vitalit. En rfrence la Jrusalem cleste, dont les glises ne sont que la prfiguration, les autels et chapelles latrales sont couverts de marbres prcieux, de stucs raffins dors la feuille. A l'inverse des glises romanes, les ouvertures sont larges et nombreuses et les murs s'ornent de peintures en trompe-l'oeil ou de riches velours de Gnes.

 La symbolique

Le baroque est langage, tout y est affirmation de la puissance spirituelle de l'Eglise. Cet art, dont la vritable finalit est celle d'une communication de masse, traduit cette dmarche dans les stucs et les dorures. Le croyant doit tre nourri de la puissance de l'Eglise, qui affiche l'image d'un art triomphant. Elments majestueux et centraux, les autels sont richement sculpts d'anges et de saints qui viennent renforcer la paroles des Evangiles. Dans la nef, les fidles et ministres du culte se ctoient dans cette mme communion avec Dieu. Succdant l'Eglise de "pouvoir", l'Eglise du XVIIIe sicle s'affirme comme la "maison commune" runissant le peuple de Dieu. Les fastes du dcor, la puissance de sa liturgie soulignent, parfois de manire ostentatoire et thtrale, la cohsion d'une communaut partageant le mme idal de foi et de charit.

 Les instruments de la liturgie

A ct du dcor et de l'architecture, ces instruments participent eux aussi  la reprsentation de la ferveur et de la foi. Les fransiscains adoptent des tabernacles en marqueterie reproduisant des modles rduits d'architecture avec frontons, colonnettes, statuettes finement sculptes dposes dans des niches. Parmi les plus remarquables buffets d'orgue du XVIIIe sicle, trois se trouvent dans le cap Corse et notamment dans dans l'glise Sainte-Julie de Nonza. Dans le mme temps, les sacristies s'enrichissent de meubles somptueux, de fines argenteries, de chapes, de chasubles et de dalmatiques aux brocarts d'or et d'argent.

 La peinture

Elle a une place prpondrante dans l'art baroque et vient en confirmer les diffrents symboles et raffirmer les grands principes du Concile de Trente. En place majeure au-dessus de l'autel, le tableau monumental encadr par des colonnes torses renforce la solennit des lieux. Les thmes principaux en sont l'Annonciation et l'Immacule Conception, image symbolique de la Contre-Rforme qui affirme la virginit de Marie l'oppos des calvinistes. L'image de l'Assomption a cette mme vocation : elle montre Marie aprs sa mort, emporte au ciel par des anges.

 Du baroque au rococo

A partir de la fin du XVIIe sicle, les ors et stucs abondent. Le dcor ne participe plus  l'ensemble, mais s'impose  lui en recherchant l'effet. Le baroque devient rococo, une volution dj prfigure dans l'glise Saint-Jean-Baptiste de Bastia, classe par les spcialistes dans le post-baroque. Volutes, courbes et pilastres se multiplient. L'glise la plus reprsentative de l'volution de ces lignes architecturales est certainement celle de Saint-Jean-Baptiste de la Porta d'Ampugnani, construite entre 1648 et 1680, qui donne libre cours la multiplicit de ses dcors.

 Le baroque monastique

A ct de l'emphase des glises et des chapelles, les ordres monastiques adaptent l'art baroque la sobrit de leur ministre ; ils en conservent la force, mais en perdent la dmesure. Installs en Corse ds 1553, les Jsuites fondrent un premier collge Bastia en 1601 et un second Ajaccio en 1617. Tous deux prsentent des faades deux tages surmontes d'un fronton triangulaire. Les glises attenantes sont le type mme de constructions jsuites, sobres et lgantes. Les franciscains, qui dans le seul XVIIe sicle, fondrent 24 couvents, affirment cette mme sobrit. Un grand nombre de ces monastres ne sont plus aujourd'hui qu'en ruine, mais ils conservent toutefois les traces de leur splendeur baroque.

L'art dfensif

Comme dans chaque rgion, l'histoire en Corse, est reste inscrite dans l'architecture. Les invasions qui ont balay l'le ont laiss sur son littoral et dans les villages les traces de constructions dfensives, qui maillres des sicles de troubles, de luttes et de conqutes. Aux points stratgiques furent difies des forteresses, dites tours gnoises, qui dfendirent les centaines de kilomtres de ctes, et les villages retranchs s'organisrent autour de puissantes maisons fortes.

 Les tours du littoral

J'ADORE L'ANGLETERRE,JE RêVE D'Y RETOURNER UN JOUR

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Destination Angleterre


Devise

Nom : la livre sterling

Exemples de prix

Si l'Angleterre est chre, les prix londoniens sont exorbitants. Dans la capitale, il faut compter environ 35 (env. 30 ) par jour pour survivre (hbergement en dortoir, abonnement de transport d'une journe et repas frugaux). La moindre visite touristique ou sortie le soir reprsente aisment une dpense supplmentaire de 25 (20 ). Si vous logez l'htel et mangez au restaurant, vous pouvez dpenser 90 (70 ) par jour sans faire d'excs. En dehors de Londres, si la vie cote moins cher (en particulier les transports), il faut nanmoins compter au moins 30 (25 ) par jour. Si vous logez en Bed and Breakfast et mangez une fois par jour au restaurant, comptez 70 (55 ) quotidiens.

Restauration

* Repas conomique : < 12
* Repas moyen : 12-20
* Repas de qualit : > 20

Logement

* Chambre conomique : < 20
* Chambre moyenne : 20-50
* Chambre de qualit : > 50

Conseils relatifs l'argent

Les chques de voyage sont largement accepts dans les banques. Il est cependant conseill de les acheter en livres sterling afin de limiter les oprations de change. Londres, les bureaux de change prlvent des commissions leves. l'aroport, les commissions sont moins importantes et vous pourrez encaisser gratuitement les chques de voyage libells en livres. Comme en France, les distributeurs de billets acceptent toutes les grandes cartes de crdit et sont relis aux rseaux Cirrus, Maestro et Plus.

Au restaurant, n'oubliez pas de laisser un pourboire d'au moins 10%, sauf cas exceptionnels : en effet, les serveurs peroivent souvent des salaires ridicules, que seuls les pourboires viennent complter. Dans certains restaurants, le service est nanmoins compris et le pourboire n'est pas obligatoire. Les taxis, surtout Londres, attendent galement un pourboire de 10%.

Destination Angleterre
Y aller...

Londres est l'un des pivots du rseau arien mondial et un haut lieu de la vente de billets d'avion prix rduits. Cinq aroports internationaux desservent la capitale anglaise (Heathrow, Gatwick, Luton, Stansted et London City) et il existe des vols internationaux destination de Manchester, Newcastle et Bristol.

Il existe deux moyens de traverser la Manche par le tunnel. Eurostar relie Londres, Paris et Bruxelles en train grande vitesse tandis que le Shuttle d'Eurotunnel assure le transport des voitures, des motos et des bus entre le port anglais de Folkestone et le port franais de Calais.

Si vous prfrez respirer l'air marin, vous pouvez prendre le train ou le bus et effectuer la traverse en ferry. La plus courte traverse (entre Douvres ou Folkestone et Calais ou Boulogne) dure environ 90 minutes. Des ferries assurent la liaison entre plusieurs ports du Sud et de l'Est de l'Angleterre et la France, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Scandinavie. Les dparts pour l'Espagne s'effectuent Portsmouth et plusieurs ports de l'Ouest de l'Angleterre assurent la liaison avec l'Irlande.

Circuler

Les transports publics anglais, en gnral de qualit, sont hlas ! plutt onreux. Le bus, idal pour profiter du paysage durant les longs trajets, offre la solution la moins chre. mais la plus lente.

L'Angleterre dispose de trains rapides et d'un impressionnant rseau ferroviaire, dont quelques lignes traversent des rgions rurales peu peuples : moins d'tre trs press, l'avion n'est donc pas indispensable. Cependant, du fait d'importantes rnovations sur l'ensemble du rseau, les perturbations sont frquentes.

En revanche, il peut tre intressant de louer une voiture pour explorer son propre rythme les villes et les villages isols. La conduite est gauche. Les taxis abondent Londres mais sont moins prsents dans les autres villes.

Universit d'Oxford (Photographe : Dhoxax - Fotolia)

Angleterre

LONDRES

visite guide de la ville

ABBAYE DE WESTMINSTER

L'une des glises les plus clbres et les plus visites en Grande Bretagne, o tous les souverains, l'exception d'Edouard V et d'Edouard VII, ont t couronns, depuis des sicles c'est le lieu de spulture des rois, reines et princes.

LE PARLEMENT

Cet difice en pierre sculpte de style gothique qui longe la Tamise, est l'endroit o sont formules, discutes et adoptes les lois qui rgissent la vie des Britanniques.

Il couvre environ 3 hectares, et comprend : 100 escaliers, 11 cours intrieures, plus de 1 000 pices et 3 km. de couloirs.

BIG BEN

L'un des monuments les plus clbres du monde entier est la Tour de l'Horloge de 98 m. de haut, elle renferme la cloche de 13,5 tonnes qui sonne les heures. Les quatre cadrans de l'horloge mesurent chacun 7 m. de large.

BUCKINGHAM PALACE

Construit en 1703 - la faade actuelle mesure 118 m. de long, elle est en pierre de Portland - le balcon du premier tage est le cadre des apparitions de la famille royale, en-dessous se dploie l'avant cour o, tous les jours, se droule la crmonie de la relve de la Garde.

LA TOUR DE LONDRES

Elle fut, citadelle, palais royal, sige du gouvernement et aussi thtre d'vnements les plus sanglants de toute l'histoire d'Angleterre.

LA TOUR BLANCHE  fut construite en 1078, avec des murs de 3 4 m. d'paisseur pour abriter toute une collection d'armes et d'armures - les joyaux de la couronne sont exposs en permanence dans une chambre forte, moderne construite cet effet.

LA PORTE DES TRAITES permettait d'accder directement la Tour, en bateau ou en canot, partir de la Tamise dont les eaux remplissaient les douves.

LA CATHEDRALE ST-PAUL

Construite en 1673 en pierre de Portland, le portique principal de la faade ouest dcor d'une sculpture dcrivant la conversion de St-Paul est flanqu de deux tours. La tour nord contient un carillon de 12 cloches et la tour sud abrite l'horloge et Great Paul, la plus grande cloche d'Angleterre, qui pse plus de 16 tonnes.

LA TOWER BRIDGE

Elle lve ses ponts basculants de 1 000 tonnes pour laisser passer les navires haute mture entre ses deux tours gothiques. Elle fut mise en chantier en 1886 et termine en 1894.

PICCADILLY CIRCUS

Lieu de rencontre important pour les vhicules comme pour les touristes. Au milieu se trouve une fontaine de bronze surmonte d'un archer ail.

TROCADERO CENTRE

Complexe de magasins et de restaurants.

HARRODS

Le plus connu des grands magasins de Londres, btiment de couleur ocre, avec un personnel de 5 000 personnes, se fait fort de pouvoir fournir n'importe quoi n'importe qui, et l'a prouv en livrant un lphant Ronald Reagan, des groseilles maquereau l'Arabie Saoudite et un putois d'Amrique l'ancienne pouse d'un amricain.

CHATEAU DE WINDSOR

Principale rsidence des souverains d'Angleterre

LE PORTAIL HENRI VIII

Accs la basse cour o se dresse une statue de la reine Victoria et au fond de laquelle s'lve la Tour Ronde.

LES SALONS D'APPARAT

rsidence officielle de la Reine peuvent tre visits lors de l'absence de celle-ci.

LA CHAPELLE SAINT GEORGES

La Reine Victoria ddia la chapelle la mmoire de son poux, le Prince Consort, de son fils le Prince Lopold duc d'Albany et de son petit fils Albert Victor, duc de Clarence.

Voici ma petite maison!..... 

Lundi

Cathdrale 2 

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J'ADORE LES DAUPHINS...J'AI MêME NAGé AVEC EUX....

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DANIEL,MOI & LES DAUPHINS...

 

 

DANIELDANYLE

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Qu'est ce qu'un dauphin
 
Le dauphin est un mammifre aquatique appartenant aux ctacs et proches des marsouins.
 
Nageurs arodynamiques et puissants, vivant dans toutes les mers, les dauphins se distinguent des marsouins par leur museau allong et leurs dents coniques. Le marsouin a un museau arrondi, des dents en ciseau et un corps plus trapu.
 
 

Il existe environ trente-deux espces de dauphins dont le dauphin gros nez, vedette populaire des aquariums d'eau de mer, et le dauphin commun, qui a inspir bien des lgendes populaires en Mditerrane. Tous les deux apparaissent souvent en pleine mer, o ils excutent des sauts arqus caractristiques, souvent dans le sillage des navires. Plusieurs espces d'eau douce habitent l'estuaire des fleuves d'Asie et d'Amrique du Sud. Le petit et gracieux boto de l'Amazone ou dauphin de rivire, a t signal plus de 2 000 km de l'embouchure du fleuve Amazone. Le boto, le plus petit des dauphins, mesure moins de 1,2 m de long ! ; le plus grand, le dauphin gros nez, atteint 3 m de long. L'orque paulard est considr comme un dauphin, en dpit de sa taille atteignant 9 m. Le globicphale est galement considr comme un type de dauphin.

 

 

 

 

 

Les dauphins faisaient autrefois l'objet d'une chasse intensive, en particulier cause de l'huile coteuse extraite de certaines parties de la tte et qui servait lubrifier les mcanismes d'horlogerie. Des huiles moins chres ont t trouves ailleurs et les dauphins ne sont plus chasss cette fin. Cependant, de nombreux dauphins sont pigs accidentellement dans des filets thon, o ils se noient ! Entre 1959 et 1972, on estime que 4,8 millions de dauphins sont morts de cette faon. Sous la pression des dfenseurs des droits des animaux et des consommateurs, les conserveries de thon nationales et internationales refusent les livraisons des flottilles de pche qui ne protgent pas les dauphins. Des inquitudes ont galement t exprimes quant au traitement des dauphins exposs dans les aquariums publics.
 
 
Comportement du dauphin
 
 
Les dauphins mangent quotidiennement de grandes quantits de nourriture, essentiellement des poissons et des calmars.
Ils sont assez rapides pour dpasser facilement leurs proies. Ils les saisissent avec leurs mchoires quipes de deux cents deux cent cinquante dents tranchantes. Les dauphins suivent les bancs de poissons en groupes de taille variable.
Certaines espces comme le dauphin dents obliques forment des groupes estims des dizaines de milliers d'individus. Les espces moins grgaires, telles que le dauphin gros nez, s'assemblent en groupes qui ne comprennent souvent que quelques membres.
 
 
Les dauphins, comme les baleines, respirent au moyen d'un vent situ sur le dessus de la tte. Quand ils se dplacent, ils viennent la surface peu prs toutes les deux minutes pour faire une expiration courte et explosive suivie d'une inspiration plus longue, avant de replonger. La queue, comme celle des autres mammifres aquatiques, se dplace de haut en bas et de bas en haut, les deux lobes propulsant l'animal vers l'avant ; les nageoires jouent un rle stabilisant. Les dauphins sont superbement arodynamiques et peuvent atteindre des vitesses de 30 km/h, avec des pointes de plus de 40 km/h. Leurs poumons, qui sont adapts pour rsister aux problmes physiologiques crs chez beaucoup d'animaux par de rapides changements de pression, leur permettent de plonger des profondeurs de plus de 300 m.
 

Les adultes du dauphin gros nez (l'espce la mieux connue) arrivent maturit sexuelle entre cinq et douze ans chez les femelles et entre neuf et treize ans chez les mles. Ils s'accouplent au printemps!; aprs une gestation de onze ou douze mois, un unique petit nat, la queue la premire. Les petits nagent et respirent quelques minutes aprs la naissance ; ils ttent jusqu' l'ge de dix-huit mois. Ils peuvent suivre leur mre en profitant des effets hydrodynamiques de sa forme arodynamique.

 
 
Vocalisations et intelligence
 
 
Les dauphins mettent des clics ou des sifflements presque en permanence. Les clics sont des impulsions brves d'environ 300 sons par seconde, mises par un mcanisme situ juste sous l'vent. Ces clics servent l'cholocalisation des objets et sont transmis par rsonance par le "melon huileux", qui est situ au-dessus du front et joue le rle de lentille acoustique. Les chos reus par la zone arrire de la mchoire infrieure sont transmis vers l'oreille moyenne par un organe graisseux de la mchoire infrieure.
 
 
 
 
Ce systme d'cholocalisation, similaire celui d'une chauve-souris, permet au dauphin de naviguer parmi ses compagnons et autres lments, et de dtecter les poissons, les calmars et mme les crevettes. Les sifflements sont des cris un ton provenant d'une zone assez profonde du larynx. Ils servent communiquer l'alarme, l'excitation sexuelle et peut-tre d'autres tats motionnels.
Du fait de la capacit des dauphins apprendre et effectuer des tches complexes en captivit, de leurs continuelles communications entre eux et de leur capacit, grce un entranement, approcher le son de quelques mots humains, certains chercheurs ont suggr que ces animaux seraient capables d'apprendre un vrai langage et de communiquer avec l'Homme. Cependant, la plupart des spcialistes s'accordent penser que, bien que la capacit du dauphin rsoudre des problmes place cet animal un niveau d'intelligence proche de celui des primates, il n'est pas prouv que les communications des dauphins approchent la complexit d'un vrai langage.
 
LE LANGAGE DES SIGNES




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