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Agelaste

Description :

J'ai décidé de taper mes écrits parce qu'au crayon, je risque de les gommer dans deux jours



Recette pour me faire larguer

Encore et toujours célibataire...!!! J'ai essayé la chirurgie esthétique, la magie noire, j'ai joué de la harpe sous des fenêtres, j'ai distribué des cartes de visite dans les plus grandes villes d'Europe, j'ai même failli passer chez Delarue... mais non rien de rien quelqu'un a du me jeter un sort, ce n'est pas possible autrement... Bon voilà j'attends..... J'ai peut-être un début d'explication ! Freud disait que les opinions infantiles sur la nature du mariage, qui sont souvent retenues par la mémoire consciente, ont une grande importance pour la symptomatologie d'une affection névrotique ultérieure… Pour ma part, j'ai visiblement tendance à comparer une situation imparfaite à un idéal de référence et à me montrer intransigeante. Si encore j'avais un talent naturel pour insister sur les aspects positifs d'une situation quand celle-ci comporte autant d'aspects négatifs que de motifs de contentement. Mais non ! Je suis encline à faire des reproches et à considérer mes attentes comme un standard de la réalité quotidienne. Ce qui fait que mon espérance initiale d'union réussie est très faible, puisque je créée moi-même les conditions pour que cela fonctionne mal. Je dois l'avouer, je suis une « ultra chieuse », sans doute une des pires chieuses qui puissent exister, ce n'est pas facile à admettre, et encore moins facile de ne plus l'être, parce que « femme » et « chieuse », on pourrait dire que c'est un pléonasme. En plus, j'ai honte de me l'avouer, mais je suis une vraie perfide. J'attire un homme dans mes filets, et ce n'est qu'une fois qu'il tombe amoureux de moi que ma « chieuserie » se déclare : Je décide de modeler à ma façon l'être aimé, comme si celui que j'avais désiré au premier coup d'--il n'était plus qu'un amas d'inepties. En bonne Margaret Thatcher, je lui fais comprendre que, moi, je sais ce qu'il faut faire pour vivre en couple, et j'instaure les règles. Bien évidemment, cela sous entend de le faire culpabiliser de toute initiative de sa part. Je suis possessive et envahissante et lui fait savoir qu'il doit être parfait et répondre à toutes mes attentes. Je l'éloigne de sa famille et de ses potes, prétextant que sa mère me déteste et que ses amis ne s'intéressent pas à moi… Je ne veux pas qu'il sorte sans moi et l'emmerde pour qu'il participe à des trucs réservés aux filles. Je ne lui laisse rien passer. Je le critique, comme le fait de ne pas lui dire que je n'apprécie pas tel ou tel comportement, mais d'attaquer sa personne : « tu n'es qu'un égoïste », « tu fais exprès de ne pas comprendre », « c'est de ta faute si ça va mal dans notre couple », « je ne peux pas me fier à toi », « tu es un irresponsable. » Et surtout, je commence ma critique de façon brutale, en ne lui laissant pas le temps de me voir venir : "Te voilà, toi. Tu en as encore fait une bonne. Mais à quoi tu penses, bon Dieu ? " Je le méprise. J'exprime mes critiques avec un air de dégoût : " et tu dis que tu m'aimes ? Non, mais tu as vu ton allure ? " En le regardant de haut, tout en le tournant en ridicule. « T'es incapable de quelque initiative que ce soit." « T'es bien comme ta mère ! Frigide ! » Je suis perpétuellement sur la défensive. Si mon chéri a le malheur de me critiquer, je contre-attaque immédiatement : « le problème, ce n'est pas moi, c'est toi. Tu devrais aller voir un psy. » « Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour me retrouver avec ÇA ! ». « C'est toujours toi qui commences. » « Bon, c'est reparti. » Je me dérobe toujours. Je ne fais aucune tentative de rapprochement, du genre : « Chéri, je crois que notre discussion est mal partie." Je ne dis jamais : « Tu as raison. » Je ne m'excuse jamais, ça serait lui donner trop de pouvoir. Je n'utilise jamais l'humour pour désamorcer une querelle. Et deux petits trucs supplémentaires : Je ressasse les mauvais souvenirs et rappelle à mon cher et tendre toutes les fois où il a gaffé. Bien évidemment, je suis en alerte rouge continuelle. Théoriquement, avec ma manière de fonctionner, je réussis à créer un tel climat de tension et de paranoïa que mon amoureux, à moins d'être masochiste ou dépendant affectif, ne peut pas tolérer cette vie de couple. Il faut bien admettre qu'avec une personne comme moi, mon mec possède une garantie de malheur... à vie. Bref… C'est comme si j'avais trouvé tous les ingrédients d'une recette infaillible pour me faire tromper ou « larguer » à plus ou moins longue échéance. Je devais rapidement trouver les secrets du bonheur à deux si – et rien n'est moins sûr – l'homme et la femme sont faits pour s'entendre… A suivre..... A voir absolument sur le sujet : http://fr.youtube.com/watch?v=Ym7uEByUwTk

Les paranos anonymes

Tu ne me connais pas encore parce que tu ne m’as jamais lu. Donc à la fin de ta lecture (qui peut se produire pour toi relativement tôt dans l’exercice que j’opère parce que je ne suis pas forcément une virtuose), tu vas me juger et me trouver des ressemblances avec quelqu’un d’autre de la profession, si j’ai de la chance et que je te plaie. Ce que je dois t’expliquer dès le départ, c’est le genre d’étiquette que j’accepte. Je dirai avant tout qu’il faut avoir un semblant d’identité pour être étiqueté, donc j’accepte tout pourvu que je sois quelqu’un à tes yeux… Remarque, non !!! Ce n’est pas la peine que je m’impatiente de savoir ce que tu vas penser de moi et quelle étiquette tu vas me donner, je fais juste avec toi un travail de vérification de la nullité qu’est capable de sortir mon cerveau. C’est simple, toutes les fois où je m’apprécie, je m’éloigne de ma vérité. En même temps, mon cerveau n’a pas atteint la maturité nécessaire pour que je sois totalement lucide. Les changements anatomiques le concernant n’ont pas dû s’effectuer correctement, engendrant une mauvaise connexion de mes lobes frontaux responsables du comportement raisonné… Je suis donc mentalement déficiente. Et ce n’est pas la peine de bien m’aimer, je te préviens ! Je n’ai pas l’ombre d’un grief contre l’existence, à part la mienne. J’ai comme un besoin physique d’être une merde. Alors pitié ! Ne me déçois pas… J’aurais presque aimé être enfantée par une fosse sceptique, histoire de naître directement dans mon élément naturel. D’ailleurs, si le dégoût de soi-même était un critère de sainteté, je serais déjà auprès du Saint Père. Bref, tu l’auras compris, être heureuse n’est pas un état naturel chez moi, l’exception, c’est quand je le suis… J’espère que tu as compris que cette exhibition larmoyante est bien évidemment pour moi des plus hypocrites, car le seul sujet qui me préoccupe profondément, c’est moi. En tant qu’exhibitionniste narcissique, je me délecte de cet exercice de style. Le fait que je parle de moi, avec une capacité de création suffisante, c’est en vérité toujours un bon moment ! A propos de bon moment, c’est comme celui d’un soir de représentation où je crois trouver en toi mon alter ego ! J'y ais longuement réfléchi et si on me presse de dire pourquoi je t’aime, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant : « Parce que c’était toi ; parce que c’était moi ». C’est pourquoi quand deux alter ego s'apprécient, ils deviennent alors « désaltère ego » et échangent leurs points de vue autour d'un verre... C’est comme ça. A la fois simple et complexe, évident et mystérieux, raisonnable et passionnel. Sans mille tracasseries de nature à brouiller et interrompre les plus charmantes et les plus sincères idylles. Je ne sais pas moi ! C’est un soir à cacahouètes. J’adore les cacahouètes. Je bois une bière et j’en ais marre du goût. Alors je mange des cacahouètes. Et puis j’ai à nouveau envie de boire une bière. Oui, heureusement qu’il y a les cacahouètes, l’écriture et le cul pour s’occuper ! Parce que les soirées mondaines avec des crétins mondains, j’en ais rien à foutre ! La seule chose qu’il y a d’intéressant dans ce genre de sauterie, c’est le buffet et le champagne à l’oeil. Boisson dont j’abuse quand elle est gratuite et qui me désinhibe un peu trop… au point de me mettre à poil. Me montrer nu de dos ne me pose pas de problème, mais de face, c’est une autre histoire. Je ne voudrais pas perdre tous mes futurs fans ! Bien. Avant de quitter cette scène de théâtre, qui est mon lieu de travail, et où, grâce à ton hypothétique chaleur et à ton amitié, j’aurai peut-être la chance de gagner ma vie honorablement, je te demande une minute de silence pour ceux de mes camarades du spectacle qui n’ont actuellement aucun travail, sous prétexte qu’ils n’ont aucun talent. Merci. A voir : http://fr.youtube.com/watch?v=WjPsWegFSuo




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