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Ingeus

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Le spécialiste du conseil RH et de l'emploi






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Idrissa Fofana Un diplôme, un métier, un emploi

Sans diplôme ni formation, vivant dans un quartier prioritaire, Idrissa, 22 ans, a multiplié pendant quatre ans les missions d’intérim et les stages. Lorsqu’en 2011 il signe un Contrat d’autonomie*, il veut sortir de ce parcours de « petits boulots », avoir un vrai métier et surtout réaliser son rêve : devenir boulanger. Sa conseillère va tout mettre en oeuvre pour l’aider à mener à bien son projet. « Ma conseillère connaît bien les entreprises de la région. Elle m’a aidé à envoyer des lettres de candidature. J’ai eu beaucoup de réponses négatives. Mais elle m’encourageait. Elle m’a appris à ne jamais baisser les bras » précise Idrissa. La persévérance et la ténacité d’Idrissa payent. La boulangerie Auchan Villebon accepte de le former dans le cadre d’un Contrat de Professionnalisation. Idrissa intègre l’école de Boulangerie de Paris XII-Bercy pour une formation de 2 ans, au bout desquels il obtient son CAP de Boulanger. Comme il ne fait pas les choses à moitié, alors qu’il est en première année, Idrissa participe au concours des apprentis boulangers inter-entreprises Auchan Ilede-France. Il arrive en 2ème position. Lors de sa seconde participation, il est le premier ! « Aujourd’hui j’ai une promesse d’embauche dans une boulangerie Auchan. Je vais prendre quelques jours de vacances, j’ai un métier maintenant ! », souligne-t-il, le rire dans la voix. *programme d’accompagnement pour les jeunes de 18 à 25 ans peu qualifiés habitant dans un quartier prioritaire

Ingeus. Audition du Sénat

Ingeus a été auditionnée aux côtés d’autres Opérateurs Privés de Placement (OPP) par la mission commune d’information relative à Pôle emploi. Constituée un peu plus de deux ans après la création de Pôle emploi, cette mission a pour objectif de procéder à une première évaluation de son fonctionnement et de formuler des préconisations pour l'avenir. Entre mars et juin 2011, la mission d'information a procédé à de nombreuses auditions. Extraits.

 

Les représentants des OPP ont unanimement critiqué le fait que Pôle emploi tendait à enfermer leur travail dans un cadre trop rigide en leur imposant un contrôle strict des process et des méthodes d’accompagnement.

De fait, les cahiers des charges des appels d’offres sont assez précis sur tous ces points. C’est un signe que Pôle emploi est soucieux de s’assurer que les prestations sous-traitées au secteur privé répondent à un niveau de qualité minimal et ne se traduisent pas par une dégradation de la qualité du suivi des chômeurs. Au demeurant, les OPP, en concourant sur les appels d’offres, ont accepté cette règle du jeu. Dans le même temps, il est évident qu’en normant de manière très précise le contenu des prestations sous-traitées, l’opérateur public risque de se priver d’un des principaux bénéfices attendus du recours aux opérateurs privés, à savoir la diversification et la mise en concurrence des méthodes d’accompagnement. Ce point a été clairement souligné par Bénédicte Guesné, directrice France d’Ingeus : « Depuis la création de Pôle emploi, nous avons remarqué un changement dans les prestations commandées, qui sont aujourd’hui beaucoup plus orientées vers les moyens, avec un cahier des charges très strict et une prestation qui est décrite dans le détail. Le risque est de standardiser l’offre, en ne laissant que peu de place au sur-mesure et à l’innovation. »

 

Autre risque de cette approche : le contrôle strict des process impose un travail administratif important de reporting aux sous-traitants, ce qui mobilise une partie des moyens qui ne sont plus disponibles pour la mission de suivi personnalisé des chômeurs. C’est un point que Bénédicte Guesné, directrice France d’Ingeus, a également souligné : « Les tâches administratives imposées par le cahier des charges à nos conseillers sont de plus en plus lourdes, au détriment de notre coeur de métier, c’est-à-dire le placement des demandeurs d’emploi en difficulté. »

 

Ces remarques conduisent à s’interroger sur la manière de mieux concilier les contraintes liées au contrôle des moyens mis en œuvre avec les exigences d’un pilotage des OPP par la performance. D’un côté, Pôle emploi étant le payeur, il est normal qu’il exerce un contrôle strict sur la qualité de la prestation fournie par les personnes privées auxquelles il confie l’exercice d’une mission de service public, d’autant que des abus ont eu lieu dans les premiers temps de la sous-traitance. D’un autre côté, si Pôle emploi transforme ses prestataires en simples exécutants, les gains d’efficience attendus d’une mise en concurrence de modes d’accompagnement différents n’ont aucune chance d’apparaître.

 

Trouver le bon équilibre passe sans doute par une réflexion approfondie sur le mode de rémunération des OPP. Le but ultime de l’accompagnement des chômeurs étant leur retour à l’emploi, il n’est pas absurde que la rémunération des OPP fasse une part plus importante à leurs résultats, ce qui implique de réduire la fraction de la rémunération versée lors la prise en charge des demandeurs d’emploi et d’accroître la part de la rémunération variable en fin d’accompagnement en fonction du succès rencontré. Cela éviterait d’ailleurs le risque que certains opérateurs privés développent un modèle économique où le seuil de rentabilité est atteint avant même que l’accompagnement des demandeurs d’emploi ait commencé.

Une telle stratégie de pilotage par la performance n’aurait bien entendu de sens que si elle s’accompagne de la reconnaissance de marges de liberté plus importantes dans le choix des moyens. En même temps, il faut veiller à éviter les effets pervers du pilotage par la performance, à savoir des biais de sélection qui conduisent à concentrer l’effort de placement sur les demandeurs d’emploi présentant les chances les plus fortes de retour à l’emploi.

Deux critiques concernant la gestion erratique des flux de demandeurs d’emploi que Pôle emploi oriente vers les sous-traitants sont également énoncées.

 

La première est que Pôle emploi ne respecte pas toujours le niveau d’activité « plancher » prévu initialement par le contrat. Or, le modèle économique des OPP est conçu sur la base de prévisions d’activité qui, elles mêmes, dépendent de l’engagement de Pôle emploi à orienter vers ses  sous-traitants un volume minimum de demandeurs d’emploi. Si ce niveau plancher n’est pas atteint, les coûts de l’opération (embauche des conseillers, location des locaux…) ne sont donc pas couverts.

 

La deuxième critique concerne le caractère irrégulier et imprévisible des flux de demandeurs d’emploi confiés aux OPP, ce qui rend très difficile la programmation des moyens, constitue un facteur de précarité pour les salariés de ces structures et, finalement, risque de se payer par une qualité d’accompagnement dégradée.

 

Une attention soutenue devra être apportée à ces questions lors des prochains appels d’offres, surtout si le choix est fait de privilégier un pilotage des OPP par la performance.

 

Certaines pratiques observables dans les programmes de sous-traitance britannique et allemand offrent des points de réflexion que le service public l’emploi français pourrait envisager de transposer à titre expérimental.

La mission d’information a notamment entendu avec intérêt la recommandation formulée par l’IGF en s’inspirant de l’exemple britannique.

Au Royaume-Uni en effet, le programme Flexible New Deal prévoit que si, au bout d’un an de suivi par l’opérateur public, un demandeur d’emploi est toujours au chômage, il est automatiquement adressé à un opérateur privé.

Cette règle instaurant un changement de prestataire, et de méthodes d’accompagnement, au bout d’un délai donné mériterait d’être testée en France, surtout si les prochains appels d’offre donnent aux OPP la possibilité de s’affranchir d’une obligation de moyens définie de manière trop rigide.

 

De manière générale, Pôle emploi devrait définir plus clairement sa doctrine de recours aux OPP en indiquant à quels publics cibles ils s’adressent ou à quelles compétences spécialisées ils permettent de faire appel, le recours aux OPP étant apparu jusqu’ici surtout comme une manière de faire face à un surcroît d’activité.

 

Source : RAPPORT D’INFORMATION FAIT au nom de la mission commune d’information relative à Pôle emploi, par M. Jean-Paul ALDUY, Sénateur. Tome I : Rapport - SENAT SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2010-2011 - p.158-159

Ingeus : Pas de quartier pour le chômage !

C’est sous ce slogan qu’Ingeus lance le programme « Contrat d’Autonomie» pour les jeunes dans quatre départements, dans le cadre du Plan Espoir Banlieues.

 

L’une des mesures phares du Plan « Espoir Banlieues» présenté par la Secrétaire d’État à la Ville Fadela Amara, est l’expérimentation d’un Contrat d’Autonomie destiné à offrir un soutien renforcé aux jeunes en recherche d’emploi vivant en Zone Urbaine Sensible (ZUS). A cet effet, la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP), sous l’égide du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, a lancé un appel d’offres comportant 35 lots correspondant à 35 départements. Le marché global porte sur environ 45 000 jeunes pris en charge dans les trois premières années du marché.

 

Ingeus a remporté cinq lots, ce qui signifie pour les quatre ans à venir 10500 jeunes à suivre, 14 sites à ouvrir et plus de 70 personnes à recruter. Un grand défi qu’Ingeus relève avec fierté et enthousiasme !

 

L’objectif: gagner son indépendance

Les Contrats d’Autonomie sont destinés aux jeunes des quartiers défavorisés rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi, inscrits ou non comme demandeurs d’emploi, et volontaires pour bénéficier d’une prestation renforcée d’accès à l’autonomie.

 

L’objectif est en effet de permettre à terme soit :

-          un placement effectif en emploi (CDI, CDD ou CTT d’une durée supérieure ou égale à 6 mois, contrat de professionnalisation ou d’apprentissage) ;

-          une création ou reprise d’entreprise ;

-          l’accès à une formation qualifiante.

 

Une méthodologie adaptée au public accompagné

Ingeus a mis au point une méthodologie qui s’articule autour de trois grandes étapes :

 

1 : Identification des bénéficiaires, prise de contact en vue de la signature du Contrat d’Autonomie

Cette première phase passe par une démarche de prospection des jeunes éligibles au programme, avec des outils de marketing direct adaptés (SMS, affiches et tracts sur les lieux de vie, numéro vert…), une communication par les relais d’opinion (famille, amis, associations, milieux socio-éducatifs…), une campagne de notoriété (blog d’information, messages radios, annonces presse…)

 

2 : Démarrage de l’accompagnement intensif et individualisé pendant 6 mois (12 mois maximum au cas par cas)

Cette phase comprend la réalisation d’un diagnostic personnalisé, la validation d’un projet professionnel, la construction d’un programme de travail, des entretiens individuels hebdomadaires, des ateliers collectifs, ainsi qu’un bilan individuel final.

 

3 : Suivi en emploi, en formation ou post création/reprise d’entreprise,  pour favoriser une insertion durable

Durant les 6 mois qui suivent l’embauche, l’entrée en formation ou la création/reprise d’entreprise, le conseiller référent entretient des contacts avec le jeune, son employeur ou son formateur pour les aider à résoudre les éventuelles difficultés rencontrées.

Une stratégie de prospection des opportunités

Ingeus met en œuvre une combinaison de moyens au service de la recherche d’emploi des jeunes en Contrat d’Autonomie, de l’identification des offres de formation et des opportunités de création ou reprise d’entreprise : activation du réseau d’entreprises et d’acteurs locaux partenaires, organisation de rencontres avec les employeurs potentiels, prospection du marché caché, appui sur un pôle d’expertise spécialisé en création d’entreprise…

 

La mobilisation d’Ingeus sur le terrain

La DGEFP a retenu la proposition d’Ingeus pour mener à bien le programme « Contrat d’Autonomie» et accompagner des jeunes de 16 à 25 ans résidant dans une zone couverte par un Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) sur cinq zones géographiques :

-          le Nord zone de compétence de la DDTEFP de Lille : 4500 jeunes(le lot le plus important) ;

-          le Rhône: 2 300 jeunes;

-          l’Essonne : 1 400 jeunes ;

-          le Val-de-Marne: 1 200 jeunes;

-          le Nord zone de compétence de la DDTEFP de Valenciennes : 1 100 jeunes.

 

Pour suivre ces 10 500 jeunes pendant 4 ans, Ingeus mobilise des moyens matériels et humains importants :

-          ouverture de 14 sites dans les quartiers et 10 sites satellites qui tourneront dans chaque département ;

-          recrutement et formation de plus de 70 personnes : responsables de sites, conseillers en insertion professionnelle, conseillers itinérants, hôtesses d’accueil…

rencontre avec l’ensemble des acteurs locaux; pour Ingeus, une des clés de la réussite réside en effet dans la capacité à travailler de façon ouverte et constructive avec tous les acteurs en place– services déconcentrés de l’État, élus et collectivités locales, Service Public de l’Emploi, entreprises, organismes économiques locaux, associations – au service d’un objectif commun : l’insertion professionnelle durable d’un maximum de jeunes.

 

 

En savoir plus : www.ingeusfrance.fr

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