les écureuils
Chers amis bonjour, Comme vous le savez, en immigrant dans un pays on en adopte les coutumes. J'ai donc remplacé mes parties de chasse aux lapins par la chasse aux sciurus-carolinensis, que pour les non-initiés (autant dire vous) je nommerais les écureuils. Au début je croyais que ce n'étais qu'une sorte de version baba cool du lapin européen: longue queue poilue, yeux hallucinés et cette façon de bouger comme Gilles Vigneault sous acide. Mais, en fait l'écureuil c'est quand même super malfaisant ! Vous le savez au long de ma vie, j'en ai affronté des redoutables créatures, les mouettes de Leffrincoucke et leurs cris à vous hérisser le poil, les redoutables moutons du Mont Saint-Michel , la tite constipée... mais tout ça, c'était pinotte à coté de l'écureuil gris d'Amérique. Au début tout ce passait bien: je les poursuivait et ils disparaissaient, la routine pour un féroce prédateur comme moi. Mais un jour j'en ai vu un grimper dans un arbre et sauter de branche en branche ( oh putain!! on aurait dit Jacky Chan). Puis il s'est retourné et il m'a dit quelque chose en écureuil, je soupçonne des insultes. Moi je lui ai répondu " descends le dire ici Bruce Lee!" Nous en somme restés là pour cette fois, mais mon instinct me disait de me méfier. Un matin d'automne au coin de ma rue je subis pour la première fois une attaque que dis-je un raid aérien, un bombardement... à base de gland, Pearl Harbor on wood. J'ai compris alors que j'étais devant un des adversaires les plus vicieux de la création. Dans les jours suivants, les répugnants rongeurs multiplièrent les provocations, allant même jusqu'à faire les équilibristes sur les fils de téléphone de ma rue, devant ma fenêtre, devant moi. Je décidais alors de changer de stratégie, le problème c'est que j'en ai pas d'autre. À suivre.. |