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MUZIK 13190

Description :

musique de FRANCE et peut-être d'ailleurs



la zurna

La zurna, zourna, zorna, zurla, est un instrument à vent à anche double de la grande famille des hautbois dont les origines remontent au VIIIe siècle. Il tire son nom du persan (zur : fête, corne ou force et ney : roseau). En Afrique du Nord, elle reçoit aussi les appellations suivantes : algaita, ghaita, rajta, rhaita, etc.

La zurna s'est répandue dans toutes les contrées sous domination musulmane, notamment en Turquie, en Arménie, en Géorgie, en Iran, en Syrie, en Iraq, au Liban, en Égypte, au Maghreb, au Niger, en Grèce (aussi pipiza et karamouza) et dans les Balkans. Bien des variantes existent par ailleurs en Extrême-Orient (comme le suona en Chine), en Asie centrale et du Sud-Est et en Inde.

À l’époque ottomane, en raison de sa puissance considérable, cet instrument était utilisé dans la musique militaire.

La zurna est fabriquée en bois de mûrier, de buis ou d'abricotier. La perce est cylindrique pour la partie supérieure, conique pour le pavillon et rappelle son ancêtre, la corne. Elle a huit trous (dont un pour le pouce et un d'accord). Un petit tuyau de bois fendu est inséré dans le conduit principal afin de guider l'air et afin d'en obturer certains trous éventuellement. L’anche double amovible en roseau plié est fixée à un support de métal, qui lui-même est fixé sur une rondelle protectrice en bronze.

Modifié le 17-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (1)  

le piano (suite)

Créé au début du XVIIIe siècle par l'italien Bartolomeo Cristofori, à Florence, sous l'appellation de piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde (XVe siècle) et du tympanon (Moyen Âge).

La date de fabrication du premier piano-forte par Bartolomeo Cristofori est incertaine, mais un inventaire réalisé par ses employeurs, la famille Médicis, indique l'existence d'un instrument en 1698. Cristofori n'aura construit en tout qu'une vingtaine de piano-forte avant sa mort en 1731, et seuls trois d'entre eux sont parvenus jusqu'à nous, datés des années 1720.

Les premiers piano-forte ont particulièrement profité des siècles de travaux et de perfectionnements apportés au clavicorde, notamment par le raffinement des méthodes de construction des structures (en bois à cette époque), ainsi que celles de la conception de la table d'harmonie, du chevalet et du clavier. Cristofori était lui-même un facteur de clavicordes et de clavecins, bien au fait des techniques de fabrication de tels instruments et des connaissances théoriques associées à celles-ci.

La découverte fondamentale de Cristofori est la résolution d'un problème mécanique intrinsèque aux pianos : les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d'être en contact avec elles une fois frappées afin de ne pas étouffer le son ; ils doivent de plus retourner à leurs positions initiales sans rebondir violemment et ceci rapidement pour permettre aux notes d'être répétées à une vitesse satisfaisante.

Les premiers instruments du facteur italien étaient construits avec des cordes fines et pour cette raison beaucoup moins sonores que les clavicordes ou les clavecins de leur temps. En deux siècles on assistera à un renversement complet du concept d'instrument à cordes frappées : faible tension des cordes, corps sonore léger et audition de la table contre forte tension des cordes, corps sonore lourd et audition de la corde. Néanmoins, comparé au clavicorde, le piano forte amélioré permettait des nuances dynamiques et sonnait bien plus fort, avec une tenue de note plus longue.

Ce nouvel instrument restera peu connu jusqu'à ce qu'un écrivain italien, Scipione Maffei, écrive un article enthousiaste à son propos, y incluant un diagramme de ses mécanismes. Cet article fut distribué d'une manière très large, et la plupart des facteurs de piano-forte des générations suivantes mirent les découvertes de Cristofori en pratique après en avoir pris connaissance

Crée le 17-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (4)  

orgue de barbari

L'orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent classable dans les orgues. Il fait partie des automatophones, terme qui englobe tous les instruments destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques : boîtes à musique à lames métalliques, à carillons, à cordes, etc. Il existe sous une grande variété de formes, des plus petits que l'on peut porter en bandoulière comme l'orgue de Barbarie portatif, attribut traditionnel des chanteurs de rue et de l'Armée du salut pour prêcher dans les rues au début du XXe siècle, aux plus grands appelés Limonaires qui sont fixes et affectés à des salles de bal, des cafés, mais parfois aussi des églises. Et une large gamme intermédiaire d'orgues mobiles, portés sur des charrettes ou attelés à des voitures, jusqu'aux orgues qui accompagnaient traditionnellement les manèges forains. Les qualités musicales, l'étendue des registres, sont naturellement très variables
Crée le 22-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (1)  

le koto

Le koto est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle. Originaire de Chine, il fut introduit au Japon entre le VIIe et le VIIIe siècle, et était joué principalement à la Cour impériale ; l'usage s'en est ensuite démocratisé.

Le koto est une longue cithare, mesurant environ 1,80 m de long et comptant 13 cordes. La caisse est traditionnellement fabriquée en bois de paulownia évidé, et les hauts chevalets amovibles, en ivoire. Ses cordes sont en fil de soie que l'on pince avec des grattoirs en ivoire. Le koto produit un son lyrique, comparable à celui d'une harpe, ce qui peut expliquer le terme souvent rencontré de « harpe japonaise ».

Modifié le 30-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (1)  

shakuhachi

Le shakuhachi est une flûte droite à embouchure libre en bambou. Évoquant la nature, elle est utilisée en musique traditionnelle japonaise.

terme shakuhachi signifiant « 1,8 pieds », désigne la taille de l’instrument. Il s’agit du composé de deux kanjis japonais :

shaku unité de mesure d’environ 30,3 cm, divisée en dix sous-unités. 

hachi désigne le nombre huit, ici les huit dixièmes de pied.

l’ensemble se lit comme « un pied et huit dixièmes », à peu près 55 cm, ce qui est la longueur la plus répandue. En pratique, on en trouve de 1,3 shaku à 3,3 shaku (près d’un mètre), du plus aigu au plus grave.

Le shakuhachi est usuellement taillé dans une tige de bambou du genre Phyllostachys. Les shakuhachi de taille moyenne (proche des 1,8 shaku) possèdent en général 7 n½uds, les grands instruments en comptent parfois plus.

L’instrument présente cinq trous, dont un à l’arrière, accordés selon le système pentatonique, sans demi-tons. L’instrument le plus répandu (1,8 shaku ou 55 cm) donne une gamme pentatonique mineure en ré : Ré, Fa, Sol, La, Do, ré. Toutefois, l’instrumentiste peut jouer sur la puissance et la direction de son souffle ainsi que sur le degré d’obturation des trous pour modifier le son d’un ton complet, parfois plus.

Crée le 30-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (1)  

les timbalons

instrument provençal, les timbalons se composent de deux cônes renversés à base tronquée en poterie ou en métal. Ils ont respectivement pour dimension 220 et 200 mm de diamètre, pour 85 et 75 mm à la base pour une hauteur de 170 mm.

Des lacets de boyaux viennent attacher les épaisses peaux placées sur ces cônes. Selon la nature de ces instruments (poterie ou métal), ces lacets viennent se fixer soit à un bouchon de liège, soit à un petit cercle en fer, placé sous l’instrument.

Une fois les cônes réunis ensembles, cet instrument se porte soit ceint à la taille, soit à une courroie en sautoir.

Le joueur de timbalon frappe sur les peaux, tantôt à droite tantôt à gauche, à l’aide de baguettes ressemblant fort à celles d’un tambour. Pour rendre le son plus puissant, le seul recours est d’exposer l’instrument à une source de chaleur. Notons que le timbalon ne s’accorde pas : il rend toujours les deux mêmes notes.
Crée le 31-07-2009       Ajouter un commentaire - Commentaires (1)  



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